[Vidéo] Ces chercheurs ont 180 secondes pour vous convaincre (et rendre leur thèse scientifique compréhensible)

La finale nationale du concours « Ma thèse en 180 secondes », organisé par le CNRS et la Conférence des présidents d’université (CPU), s'est déroulée jeudi 10 juin à 18h30. Seize doctorants originaires des quatre coins de la France se sont affrontés, bien décidés à convaincre le grand public que la recherche n'est pas un milieu aussi hermétique qu'il n'y parait.

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[Vidéo] Ces chercheurs ont 180 secondes pour vous convaincre (et rendre leur thèse scientifique compréhensible)
Seuls 27 % des Français estiment posséder une culture scientifique satisfaisante.

[Actualisation du vendredi 11 juin] Paul Dequidt a remporté à la fois le prix du jury et le prix des internautes, pour sa prestation sur l’ « Analyse de données RMN multimodales par intelligence artificielle pour la discrimination binaire du grade du gliome ». Le deuxième prix du jury a été remis à Louise Fliedel, qui a présenté sa thèse « Conception, caractérisation de nanovecteurs et évaluation de leur interaction avec la barrière placentaire » et le troisième à Peter Stephen Assaghle, dont les recherches portaient sur la « Vulnérabilité des femmes et violences dans la région des Grands Lacs africains : cas des femmes du Grand Kivu ».


« Outils avancés en analyse multivoque et leurs applications », « Etude d’une nouvelle source de photons uniques, travaillant jusqu’à température ambiante, émettant aux longueurs d’onde télécom et compatibles avec la filière photonique silicium », ou encore « Synthèse de particules hybrides d’hydroxyapatite fonctionnalisées par des peptides pour le traitement des plaies complexes à fort risques infectieux ». Les intitulés des thèses sont rarement compréhensibles pour le commun des mortels. Afin de prouver que la recherche est en réalité accessible à tous, le CNRS et la Conférence des présidents d’université (CPU) organisent chaque année depuis 2014 un concours de vulgarisation dénommé « Ma thèse en 180 secondes ».

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Ce dernier est ouvert à tous les chercheurs en cours de thèse ou l'ayant soutenu il y a moins de deux ans. Cette année, 600 candidats ont tenté leur chance, en s'affrontant d'abord lors de finales locales puis régionales. Seize finalistes ont été retenus pour participer jeudi 10 juin à la grande finale nationale, qui a été retransmise sur YouTube, Facebook et dans le lecteur ci-dessous.

Sortir du jargon scientifique

Au cours de leur parcours, les thésards ont été coachés par des référents de leurs universités respectives et ont pris part à des sessions spéciales qui leur ont permis de travailler aussi bien leur texte que leur expression orale. Devant le jury, ils n'ont disposé que d'une seule diapositive : ils ont ainsi dû faire preuve de clarté tout en sélectionnant les anecdotes les plus marquantes.

Un défi de taille, surtout lorsqu'on doit, comme Simon Guihéneuf, résumer en trois minutes une thèse... de 264 pages ! Mais pour ce Breton, qui a planché sur la façon de réduire l'impact environnemental du secteur de la construction grâce à l'utilisation de blocs en matériau terre, le jeu en vaut la chandelle. « La recherche a un côté hermétique, car on a un jargon et des codes spécifiques. Si on ne prend pas le temps de sortir de ce dialogue d'experts, on aura du mal à convaincre de l'intérêt de notre travail », argue le passionné de théâtre, interrogé par L'Usine Nouvelle.

Impliquer la société civile

D'autant plus qu'il y a urgence à réconcilier les Français avec la science. Une étude de l'Ifop publiée en 2018 indiquait que seuls 27 % d'entre eux estimaient avoir une culture scientifique satisfaisante, contre 54 % des Allemands ou 45 % des Américains. Conséquence de ces lacunes regrettables : les inscriptions en doctorat sont en chute libre depuis 2009, et l'épidémie de Covid-19 a suscité une vague de scepticisme inégalée envers la recherche médicale...

Élyne Dugény, qui a de son côté analysé l'influence des espèces environnantes sur les maladies développées par les huîtres, pense elle aussi que les événements de médiation tels que « Ma thèse en 180 secondes » participent à renouer le dialogue entre chercheurs et société civile... voire faire naître des vocations. « Si on rend les résultats scientifiques accessibles à tout le monde, si on donne aux gens les clés pour comprendre les mécanismes, ils pourront devenir de véritables acteurs et agir par exemple pour bâtir un environnement plus durable ». Un petit pas pour monter sur scène, mais un grand pas pour le monde de demain.

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