Economie

Une trentaine de dossiers attendent Jean-Pierre Floris, le nouveau délégué interministériel aux restructurations

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Le ministère de l’Economie accueille cette semaine un délégué interministériel aux restructurations. En coordination avec le ministère du Travail, il devra trouver des solutions pour que des entreprises confrontées à des difficultés financières ou des mutations industrielles ne laissent personne au bord du chemin. Et permettre sans doute aussi aux ministres de ne pas être en premiers lignes. 

Une trentaine de dossiers attendent Jean-Pierre Floris, le nouveau délégué interministériel aux restructurations
Jean-Pierre Floris, le nouveau délégué interministériel
© GOGNY Thomas

Arrivé en renfort au ministère de l’Economie pour gérer les entreprises en difficultés l’ancien patron de Verallia (l’activité verre d’emballage de Saint Gobain cédé aux fonds Apollo en 2015) a déjà du pain sur la planche. Selon les services de Bercy, une trentaine d’entreprises sont sur le bureau du nouveau délégué interministériel aux restructurations. A titre de comparaison, le CIRI (comité interministériel aux restructurations) a traité sur toute l’année 2016, les cas de 42 entreprises mais celui-ci ne se penche que sur le sort des entreprises de plus de 400 salariés.

Parmi les dossiers les plus épineux et urgents, il pourra faire ses gammes sur Ascométal dont les offres doivent être déposées le 18 décembre prochain. L’objectif de Jean-Pierre Floris, qui revendique "une obsession pour le dialogue social" est d’intervenir le plus en amont possible pour éviter des dossiers qui s’enlisent et prennent un tour trop politique. Il assurera une unité de pilotage entre le CIRI (qui s’occupe surtout des questions de restructurations financières), les services déconcentrés de l’Etat en régions, les commissaires au redressement productifs, Bercy et le ministère du Travail. Il gèrera à ce titre le dialogue avec les différentes parties prenantes, direction, syndicats, élus locaux. A lui d’amortir le choc et de trouver des solutions qu’elles relèvent de la recherche de partenaires, de l’accompagnement des salariés en interne ou vers d’autres jobs, de la négociation avec les directions et du suivi de leurs engagements.

S'adresser d'égal à égal

Pour effectuer sa mission, il est accompagné d’un cadre issu de la DGE et d’une personne détachée par le ministère du travail. Le choix de monsieur Floris s’appuie selon Bercy sur la légitimité que lui confère ses 30 ans de directions d’affaires industrielles en France et à l’international et sa capacité à "s’adresser d’égal à égal avec des patrons issus du privé". Il a également une mission de prospective pour identifier les secteurs en mutation sur lesquels il faut anticiper les problèmes et des échanges réguliers sont prévus avec le Conseil national de l’industrie, même si sa mission ne se limite pas à ce secteur. Après l’arrivée de la secrétaire d’Etat Stéphanie Geny-Stephann, c’est la deuxième personnalité issue de l’entreprise Saint-Gobain qui rejoint le ministère de l’Economie. Lui-même récent retraité, semble aborder sa mission (dont il a été informé par un coup de fil alors qu’il était à la messe) avec entrain. 

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