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L'Usine Agro

Une meilleure répartition de la valeur au cœur des Etats généraux de l'alimentation

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le , mis à jour le 29/08/2017 À 09H06

Lundi 28 août, le ministre de l’Agriculture a lancé les premiers ateliers des Etats généraux de l’alimentation. Avec un focus sur la rémunération des agriculteurs, mais plusieurs ateliers pilotés par des industriels.

Une meilleure répartition de la valeur au cœur des Etats généraux de l'alimentation
Le prix accordé à l'agriculteur au centre des débats
© ANPP

Industriels, agriculteurs, distributeurs, citoyens, tenez-vous prêts car dès ce mardi, le tempo va s’accélérer. Un mois, c’est le délai fixé par Stéphane Travert, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, pour faire aboutir les premiers ateliers des Etats Généraux de l’Alimentation, promis par Emmanuel Macron. Objectif, disposer de propositions pour permettre au gouvernement de trancher, voire légiférer – avec une éventuelle réforme de la loi de modernisation de l'économie (LME), adoptée en 2008 -, avant la reprise à l’automne des négociations commerciales annuelles entre industriels et distributeurs. Emmanuel Macron devrait ainsi prendre la parole mi-octobre.

A chacun de « prendre ses responsabilités »

Vous l’aurez compris, le délai est ricrac, alors que les filières agricoles et agroalimentaires françaises sont pourtant très complexes et diversifiées, des céréales à la vigne... Stéphane Travert préfère se montrer optimiste. "Nous devons aboutir à un résultat, nous entendre, faire en sorte que celles et ceux autour de la table puissent prendre concrètement leurs responsabilités. (…) Nous nous engageons dans une réforme sans précédent de l’agriculture française, qui doit permettre aux agriculteurs français quel que soit leur mode de production de vivre pleinement de leur travail. Cette transformation profonde va prendre du temps, certainement susciter des inquiétudes et parfois même des résistances."

Santé et environnement reportés à l’automne

Sur quoi porteront ces ateliers? En priorité au prix accordé à l’agriculteur, concèdent le ministre et le coordinateur des Etats Généraux, Olivier Allain. Qui espèrent donner ainsi un cadre permettant, à partir de début octobre, d’ouvrir un second chantier visant à "une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous". Comprendre : les thématiques concernant la santé et l’environnement seront abordées une fois  la problématique de la rémunération sécurisée. Dès ce mardi 29 août, sept ateliers vont donc être organisés, réunissant une soixantaine de participants chacun, en parallèle d’une consultation publique ouverte à tous sur internet. Face à l’afflux de candidatures, le ministère a dû trancher. Les industriels seront bien évidemment parties prenantes, et superviseront certains groupes.

Des dirigeants de Danone, Avril et Triballat aux commandes

Dominique Verneau, directeur de production des laiteries Triballat, coprésidera ainsi l’atelier  1 "Création et répartition de la valeur". Jean-François Loiseau, président d’Axéréal, présidera le 4ème atelier, consacré à la conquête de parts de marché à l’international. François Eyraud, directeur général de l’activité Produits Frais de Danone (numéro un de l’agroalimentaire, dont le patron, Emmanuel Faber, a récemment dévoilé sa vision à L’Usine Nouvelle), supervisera avec Serge Papin, le médiatique PDG de Système U, l’atelier numéro 5 : "Rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs".  Yves Delaine, directeur général délégué d’Avril, apportera l’expertise de son groupe à l’atelier 6 : "Adapter la production agricole aux besoins des différents marchés et des transformateurs". Pas question d’être juge et parti : c’est donc Guy Canivet, ancien premier président de la Cour de cassation, qui veillera sur l’atelier 7 : "améliorer les relations commerciales et contractuelles entre les producteurs, transformateurs et distributeurs".

Porter ces propositions à l’échelle européenne

Mais qui dit réforme dit innovation et R&D pour affronter l’avenir bien armés. Un atelier transversal, codirigé par Philippe Mauguin, le PDG de l’Inra, y sera ainsi consacré de fin août à fin novembre. L’étape suivante, pour le ministre, sera alors de faire porter ces propositions à l’échelle européenne, indispensable car "80% des politiques agricoles aujourd'hui se font au niveau européen", rappelle Stéphane Travert, et notamment les enjeux liés aux droit de la concurrence. Il devra alors faire peser la voix de la France lors des complexes négociations de la PAC, qui se tiendront l’an prochain.

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