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Un rapport du Défenseur des droits sans appel sur les discriminations à l’embauche

Léna Corot

Publié le , mis à jour le 20/09/2016 À 08H29

62% des personnes déclarent avoir été "souvent" ou "très souvent" confrontées aux discriminations dans l'accès à l'emploi au cours des cinq dernières années, selon les résultats d'un appel à témoignages publié par le Défenseur des droits.

Un rapport du Défenseur des droits sans appel sur les discriminations à l’embauche © Flickr cc

Le Défenseur des droits vient de publier les résultats d’un appel à témoignages sur l’accès à l’emploi et les discriminations liées aux origines. 62% des personnes ayant répondu à l’appel à témoignages déclarent avoir été "souvent" ou "très souvent" confrontées aux discriminations dans l’accès à l’emploi au cours des cinq dernières années. Deux tiers de ces personnes possèdent au moins un diplôme de premier cycle et 80% sont de nationalité française et presque autant précisent avoir un nom à consonance étrangère.

Un tiers des répondants considère ainsi avoir été discriminé sur au moins trois motifs de discrimination lors de leur dernière expérience (origines, nom/prénom, couleur de peau, religion, lieu de résidence, etc). Les personnes perçues comme arabes témoignent notamment de préjugés attachés à leur supposée religion musulmane, tandis que celles qui rapportent être vues comme noires se déclarent plus souvent discriminées du fait de leur couleur de peau (par 82% des femmes et 69% des hommes).

L’étude précise : "Le fait d’être perçu de confession musulmane augmente la fréquence des discriminations déclarées". En effet, plus de 80% des personnes perçues comme arabes déclarent également être considérées comme étant de confession musulmane.

Les prénom et nom de famille sont cités comme le deuxième critère le plus discriminant. Certains témoignant avoir renvoyé un CV en changeant leurs nom et prénom après une réponse négative.  Si cette seconde réponse est positive cela renforce leur conviction de discrimination.

Une forte volonté d'expatriation

Seules 4 personnes sur 10 ont finalement trouvé le stage ou le contrat en alternance recherché. Ainsi, ces discriminations peuvent empêcher l’obtention même d’un diplôme. Et au niveau de l’emploi, seuls 17% des femmes et 10% des hommes ont finalement trouvé l’emploi recherché. L’étude ajoute : "Parmi ceux qui ne l’ont pas trouvé, plus de la moitié déclarent pourtant avoir envoyé plus d’une centaine de candidatures, ce qui renforce leur sentiment de devoir toujours en faire plus, sans que ces efforts ne soient pour autant récompensés".

La première réaction des personnes discriminées est une volonté d'expatriation. D'autres acceptent un certain déclassement professionnel (un emploi moins qualifié, précaire ou moins bien payé).

Moins d’une personne sur 10 a engagé des démarches pour faire reconnaître ses droits (8%). Et 41% des personnes interrogées n’ont rien fait et rien dit à personne.

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