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Un plan d'investissement de 57 milliards d'euros pour amplifier l’effet des réformes

Arnaud Dumas ,

Publié le

Edouard Philippe, le premier ministre, a annoncé un grand plan d’investissement de 57 milliards d’euros pour transformer l’économie française. Ce plan doit accompagner les réformes engagées en démultipliant leur effet.

Un plan d'investissement de 57 milliards d'euros pour amplifier l’effet des réformes
Edouard Philippe, premier ministre (photo d'archives)
© DR/Eric Houri / Ville du Havre

Le grand plan d’investissement est sur les rails. Près de 57 milliards d’euros y seront consacrés sur la durée du quinquennat et suivront les conclusions du rapport remis par Jean Pisani-Ferry à Edouard Philippe, le premier ministre. Les effets du plan commenceront dès 2018, autour de 8 milliards d’euros seront inscrits dans le projet de loi de finance pour ce plan.

"En complétant l’action des réformes par une action d’investissement, on se donne plus de chances de maximiser l’effet des réformes", soutient Jean-Pisani Ferry, l’économiste à l’origine du plan. Par exemple, la réforme de la formation professionnelle qui doit être engagée dans les prochains jours s’accompagnera de crédits pour lui donner plus d’ampleur.

Quatre priorités d’investissement

Quatre priorités ont été définies par le gouvernement. La transition énergétique bénéficiera de la plus grosse part du gâteau, avec 20 milliards d’euros consacrés à la rénovation thermique des bâtiments (9 milliards d’euros), les énergies renouvelables (7 milliards d’euros) et les transports durables (4 milliards d’euros).

La formation bénéficiera de 15 milliards d’euros, afin d’accompagner les personnes les plus éloignées de l’emploi. Sur cette enveloppe, 7,1 milliards d’euros seront consacrés à l’accompagnement des chômeurs peu qualifiés, avec l’objectif de ramener 150 000 personnes vers l’emploi. Et 6,7 milliards d’euros seront consacrés aux jeunes sortis du système scolaire, pour un objectif de 150 000 personnes également de retour vers l’emploi.

Le gouvernement veut également accélérer la transformation numérique de l’Etat et y consacrera 9 milliards d’euros. "Un fonds de 700 millions d’euros sera créé pour financer la transformation du système public et pour permettre, à terme, des économies de fonctionnement", souligne Edouard Philippe.

Poursuite du Programme des investissements d’avenir

Enfin, le gouvernement consacrera 13 milliards d’euros pour favoriser l’innovation, dont 5 milliards d’euros seront consacrés à l’agriculture et affectés en fonction des résultats des Etats généraux de l’alimentation.

Cette dernière enveloppe intègre le troisième volet du Programme des investissements d’avenir (PIA), voté par le précédent gouvernement. Quelque 10 milliards d’euros lui seront consacrés et seront gérés par le Commissariat général à l’investissement.
Le CGI verra d’ailleurs ses compétences élargies. "Il n’y aura qu’une seule structure de pilotage du grand plan d’investissement, affirme-t-on dans l’entourage du ministre. Cette structure devra gérer le troisième PIA et faire le suivi des autres actions du plan d’investissement."

Un suivi de la performance des actions menées

Le gouvernement tient en effet à suivre la performance des investissements consentis. "Il faudra réorienter les crédits des dispositifs qui ne marchent pas pour les diriger vers des programmes qui fonctionnent mieux", déclare Edouard Philippe.

La gestion des orientations du plan sera réalisée directement par les ministres dont les portefeuilles correspondent aux priorités détaillées par le chef du gouvernement. La performance de leurs actions sera donc vérifiée et réorientée le cas échéant.

Selon Jean Pisani-Ferry, l’économiste à l’origine du plan d’investissement, l’impact sur le budget de l’Etat devrait être modéré. "Il s’agit d’outils sans effet sur le solde budgétaire, comme des garanties ou des fonds propres, explique Jean Pisani-Ferry. Ensuite, nous allons réaffecter des crédits existants en les mettant dans une logique différente." Sur les 57 milliards d’euros, 24 milliards d’euros correspondent à des dépenses nouvelles, qui seront étalées sur la durée du quinquennat.

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