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Un nouveau fonds d’investissement dédié au big data voit le jour

Arnaud Dumas ,

Publié le

Serena Capital a levé 80 millions d’euros auprès d’investisseurs institutionnels pour lancer un fonds dédié au big data et à l’intelligence artificielle. Il prévoit d’investir en amorçage dans au moins cinq start-up cette année. 

Un nouveau fonds d’investissement dédié au big data voit le jour © Camelia Boban

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Serena Capital vient de lever un fonds d’investissement dédié aux start-up du big data et à l’intelligence artificielle. Des acteurs de la banque et de l’assurance, comme BNP Paribas, Allianz, MACSF et la Maif, ainsi que Bpifrance, des family office et des business angels, ont apporté 80 millions d’euros au nouveau fonds baptisé Serena Data Ventures.

"Nous voulons investir dans des start-up encore jeunes, où une première preuve de concept a été faite, mais où nous pourrons les aider à finaliser leur idée, développer leur produit et les accompagner à l’international", explique Xavier Lorphelin, l’un des trois fondateurs de Serena Capital.

C’était le bon moment, pour la société de gestion. Car elle voit depuis quelques temps de plus en plus de start-up du big data se faire financer en France et a elle-même déjà investi dans quelques pépites du secteur. Mais il était temps d’y consacrer un fonds d’investissement dédié.

"Nous sommes convaincu qu’il y a, en France, un terreau fertile autour de la data", assure Xavier Lorphelin. Et ce terreau, Serena veut l’entretenir. La société de gestion a mis en place un nouveau dispositif pour suivre ses participations du big data.

Des experts du Big Data en renfort

Trois entrepreneurs de sociétés technologiques viennent ainsi soutenir l’équipe du fonds Data Ventures, Bertrand Diard, le fondateur de Talend, Sylvain Gauthier et Jamal Labed, deux dirigeants d’Easy Vista. Ils aideront à analyser les dossiers d’investissement, puis à suivre les entrepreneurs financés.

"Les éditeurs américains ont mis en place les grandes infrastructures du big data, il faut maintenant créer les applications, souligne Bertand Diard. La France est une nation à produire des ingénieurs réputés partout dans le monde, ils sont la ressource pour exploiter la data."

C’est précisément dans ces applications que le fonds Data Ventures compte investir. "C’est là que se trouvera la valeur", estime Xavier Lorphelin. Les tickets devraient être compris entre 500 000 euros à 3 millions d’euros, mais avec la possibilité de suivre l’investissement sur de nouveaux tours de table. Un premier investissement a déjà été réalisé dans Heuritech, un deuxième est signé et un troisième en cours. "Nous devrions en réaliser cinq dans l’année", estime Xavier Lorphelin.

Mettre en place une communauté

En plus des trois experts, Serena Capital a recruté une associée opérationnelle, dont la fonction sera un peu particulière. "C’est un poste qui existe beaucoup dans les fonds américains, peu en France", remarque Amélie Faure, la nouvelle recrue.

Longtemps dirigeante d’entreprise du secteur des logiciels, elle va désormais accompagner les investissements de Serena dans tout leur aspect opérationnel. "Nous ajoutons une deuxième dimension en plus du financement, nous créons une équipe capable d’apporter un soutien en termes de ventes, de marketing, de finance, etc.", explique Amélie Faure.

La société de gestion veut désormais tenter de créer un écosystème français autour des applications du big data. Elle s’est associé au fonds américain Firstmark pour organiser tous les mois "Data driven Paris", la version parisienne de l’événement new-yorkais réunissant les experts de l’intelligence artificielle et du big data.

 

Heuritech, premier investissement de Data Ventures 
Le fonds Serena Data Ventures a déjà réalisé son premier investissement dans la société Heuritech. Cette jeune pousse d’une quinzaine de personnes créée il y a trois ans par des chercheurs en intelligence artificielle a levé 1,1 million d’euros, dont 750 000 euros auprès de Serena, le reste auprès de business angels. Elle réalise déjà autour de 400 000 euros de chiffre d’affaires sous forme de prestation de services. Heuritech prévoit de commercialiser cette année un outil en mode Saas dédié au secteur de la mode. "Cette industrie a besoin de délais de plus en plus court pour détecter les tendances, explique Tony Pinville, le PDG d’Heuritech. Notre outil permet d’extraire les informations sur les réseaux sociaux, en analysant le texte et l’image, et de détecter les tendances beaucoup plus rapidement." L’augmentation de capital devrait permettre à Heuritech de recruter une dizaine de personnes d’ici la fin de l’année, pour préparer le lancement de son produit prévu autour du troisième trimestre.

 

 

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