Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Un living lab design pour l’entreprise à la Biennale de Saint-Étienne

Aurélie Barbaux , ,

Publié le

Ne vous fiez pas au thème de la 9e biennale du design de Saint-Étienne, "les sens du beau". Non seulement les expositions démontrent que le design du XXIe siècle n’a rien à voir avec le style, mais s’attache à répondre aux questions sociétales et économiques actuelles. Mais en plus, la Biennale fait office de living lab design pour les industriels.

Un living lab design pour l’entreprise à la Biennale de Saint-Étienne © Aurélie Barbaux

On avait craint le pire à l’annonce du thème de la 9e biennale du design de Saint-Étienne, "les Sens du beau", tant le sujet semblait anachronique. Finalement, c’était une bonne idée. Car les designers et commissaire d’exposition ont tous détourné le sujet, tentant chacun à leur manière de démontrer que le design c’est bien autre chose qu’une quête d’esthétisme. Donnant ainsi toute sa place au design industriel, notamment dans l'exposition HyperVital de co-commissaire général de la Biennale Benjamin Loyauté, mais aussi dans Serial Beauty de Giovanna Massoni ou No Randomness d’Oscar Lhermitte.

une place pour le design prospectif

Certes, les habitués de la Biennale ont tous regretté la disparition de l’exposition de design prospectif  "Demain, c’est aujourd’hui" de Claire Fayolle. Mais les plus curieux pourront se rattraper dans l'espace "les Labos". Une partie de l’espace d’exposition est en effet transformé en living lab design où EDF, Legrand, Sigvaris et Yamaha viennent tester auprès du public des expositions leurs concepts les plus innovants, voire de rupture. Les labos s’inscrivent dans le programme LUPI (Laboratoire des usages et des pratiques innovantes) de la Cité du design, qui mixe atelier et confrontation directe.

"Faire un LUPI, c’est comme chausser de nouvelles lunettes, qui permettent de voir ce que l’on ne voyait pas. Cela nous a notamment poussés à revoir tout notre discours commercial, bien établi, mais uniquement adapté au distributeur, pas aux usagers", raconte Audrey Berthéas, directrice de la communication de Sigvaris un industriels du textile de compression, à Saint Just Saint Rambert (42). Conquise, après un premier LUPI en 2013, l’entreprise revient cette année à la biennale tester sa nouvelle communication autour du textile actif avec des ateliers créatifs pour toucher les matières, tricoter soi-même ou visualiser l’action des textiles actifs sur le corps.

TESTER L'ACCEPTATION AUPRÈS DU PUBLIC

EDF et Legrand sont aussi des habitués. Cette année, l’équipe de design intégrée à la R&D de l’énergéticien va animer 11 ateliers, un par jour, pour faire avancer des projets de rupture, issus de concours de design, de collaboration avec des écoles ou de ses propres laboratoires. Le public va par exemple y découvrir Smach, un prototype de simulateur de la consommation d’une famille mais aussi un nouveau dispositif de rechargement par simple contact Energycloud ; la technologie sans Fil Lifi avec Lif.Life ; ou encore le projet Vitruvian d’une équipe canadienne qui explore les pistes pour réutiliser l’énergie du corps humain.

Legrand est lui venu évaluer de nouveaux concepts de télécommandes gestuelles ou de programmation tactiles, pour lumière connectée ou LED. "Nous venons tester l’acceptation du public sur ces nouvelles interfaces", explique Florent Glénisson, designer intégré chez Legrand. Quant à Yamaha, il présente des projets très prospectifs, en matière de design de moto, de vélo électrique musical ou de batterie immersive !

La biennale du design a aussi son Off entreprise, baptisé "les sens de la valeur". Conférences et ateliers de co-création sont au programme. À noter le lancement le 1er avril du très attendu livre sur la valeur économique du design de Philippe Picaud, directeur du design de du groupe Carrefour. À suivre.

Aurélie Barbaux

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle