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Trop peu d'équipementiers français arborent l'étendard du 4.0 au salon Sepem

Marine Protais , , ,

Publié le

Sur le salon des équipementiers et fournisseurs de service aux industriels Sepem à Rouen (Seine-Maritime), qui se tient du 30 janvier au 1er février, peu d’offreurs de solutions "industrie du futur" français étaient présents. Les entreprises allemandes dominent la scène.

Trop peu d'équipementiers français arborent l'étendard du 4.0 au salon Sepem © Marine Protais

Pas facile d’acheter des solutions 4.0 made in France au Sepem, le salon dédié aux équipements et services industriels qui se tient à Rouen du 30 janvier au 1er février. La grande majorité de fournisseurs de solutions et services pour l’ "usine du futur" présents sont allemands. Parmi eux, les incoutournables Kuka et Bosch, mais aussi des entreprises de taille moyenne comme Wermar, spécialiste de la supervision intelligente et de la signalisation qui réalise 44 millions d’euros de chiffre d’affaires. "Notre chiffre d’affaire est en très forte progression depuis un an et demi, d’environ 20 %, en particulier grâce au mouvement usine 4.0", assure David Deferer, commercial de la filiale France de l’entreprise.

L'industrie 4.0, un argument de vente 

Si les stands des industriels allemands revendiquent leur aspect industrie 4.0, mis en avant comme un argument marketing, c’est beaucoup moins le cas chez les français. Un fabricant de roulettes et matériels de manutention admet même qu’il n’a aucune idée de pourquoi son stand a été estampillé "usine du futur" par les organisateurs du salon.

Pourtant, la modernisation des usines représente une réelle opportunité pour les équipementiers industriels tricolores. Une étude PWC estime que jusqu’en 2020 les entreprises investiront 900 milliards de dollars par an dans l’industrie du futur, c’est-à-dire dans des équipements connectés, des solutions logicielles de maintenance prédictive, des cobots, des imprimantes 3D…

nouveaux services

Quelques entreprises françaises présentes sur le salon Sepem l’ont bien compris et ont intégré une dimension numérique à leur business model. C’est le cas d’Airflux, un intégrateur de solutions de production d’air comprimé. L’entreprise lancera un service de maintenance prédictive au premier semestre 2018. "Nous allons intégrer à toutes nos machines des cartes électroniques afin de collecter les données (intensité électrique, débit d’air comprimé) sur les compresseurs de nos clients puis de les analyser. L’idée est de prévoir d’éventuelles pannes et de trouver des solutions en amont plutôt que de faire de la maintenance préventive et curative", détaille Guillaume Bibet, responsable grand compte d’Airflux.

L’ETI installée à Lille a noué un partenariat avec la start-up parisienne Metron, spécialiste du traitement de la donnée énergétique, pour développer la plate-forme logicielle. Cette nouvelle offre est un bon moyen pour Airflux de s’exporter, "car nous pouvons désormais suivre des sites à distance", précise Guillaume Bibet.

"Se différencier de nos concurrents"

Quelques allées plus loin, le fabricant de mobilier industriel Sofame a lui aussi profité du virage 4.0 des usines. Il commercialise depuis un an une armoire connectée équipés de capteurs et d’un écran tactile permettant de faire des inventaires en temps réel. "Nous avons investi ce créneau pour nous différencier de nos concurrents suisses, espagnols et allemands", explique Romain Leroy, un technico-commercial de la PME sarthoise.

La faible présence d’offreurs de solution 4.0 français au Sepem ne signifie par pour autant que les Français sont exclus de ce marché. Mais leur savoir-faire en termes de transformation numérique se trouve davantage dans les incubateurs que sur les salons d’équipementiers.

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