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L'Usine Auto

Trois raisons de se réjouir du retour de Renault en F1

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Renault s'apprête à faire son grand retour en Formule 1 en 2016 avec le rachat de l'écurie Lotus confirmé par Carlos Ghosn ce jeudi 3 décembre. Le constructeur français a déjà marqué l'histoire de ce sport, comme en témoigne ces trois histoires de moteurs.

 

Renault met le turbo

Si le turbo est aujourd'hui répandu sur la plupart des moteurs diesel, plus rarement sur les moteurs essence, c'est Renault qui l'introduit sur ses Formule 1 à partir de 1977, sa première année en tant qu'écurie. La marque au losange aligne alors un moteur V6 turbocompressé (l'air nécessaire à la combustion est compressé avant l'injection) alors que les moteurs concurrents sont atmosphériques (l'air entre "naturellement" dans le moteur à pression atmostphérique ambiante). Ce sera un pari gagnant, avec une première victoire enregistré en 1979 lors du Grand Prix de France. Quinze autres Grand Prix seront également remportés au début des années 80 avec une deuxième place lors du championnat 1983 avec Alain Prost comme pilote. 


La Renault RE40 de Prost en 1983 lors d'une démonstation réalisée en 2007 (crédits : WIkimedia commons)

 

 

Le V10 triomphant

Victime de son succès, le moteur turbocompréssé est rapidement interdit. Renault, qui fait son retour en F1 en 1989 en tant que motoriste de l'écurie Williams, développe alors un moteur V10 qui remportera deux succès en Grand Prix dès la première saison. Consécration en 1992, ce moteur permet à Williams-Renault de s'imposer comme la première écurie à réaliser le doublé pilote-constructeur. C'est le début d'une vague de succès : parrallèlement à l'écurie Williams, Renault devient motoriste de Ligier (de 1992 à 1994) puis de Benetton Formula (de 1995 à 1997) ce qui lui permettra de quasimment tout rafler : entre 1992 et 1997, Renault est ainsi associé à 85 victoires en Grand Prix, à six titres constructeurs et à 5 titres pilotes. Ironie du sort pour ce moteur né de l'interdiction du turbocompresseur, il sera lui même interdit en 2006, la FIA imposant l'utilisation d'un V8 2,4 litres.

Un tour dans une Formule 1 de Renault équipé d'un moteur V10 : 

 

 

Red Bull : de l'amour fou à la haine

Motoriste de l'écurie Red Bull à partir de 2007, Renault sera un des artisans des championnats du monde remporté par l'écurie autrichienne de 2010 à 2013.  Avec leurs monoplaces propulsées par le moteur V8 RS27, d'une cylindrée de 2 400 cm3 et limité à 18 000 tr/min, le duo de pilotes Vettel-Webber fait des étincelles.

Le moteur Renault RS27 sur banc d'essai en 2011 :

 

En 2014, l'évolution de la réglementation sur les moteurs marque la fin de l'idylle entre Red Bull et Renault. Le V6 hybride manque de puissance face à ses concurrents motoristes chez Ferrari et surtout chez Mercedes, intouchable cette année-là, empêchant Red Bull de remporter un cinquième titre consécutif. Malgré les espoirs de voir le couple repartir de l'avant en 2015, rien ne va plus. Dès le premier Grand Prix de la saison, le moteur d'une des monoplaces prend feu. Face à ces contre-performances, l'équipe technique de Red Bull charge directement Renault et envisage de rompre son contrat avec le français. En difficulté pour se trouver un nouveau partenaire pour 2016, l'écurie, née fin 2004 du rachat de Jaguar Racing à Ford par le spécialiste des boissons énergisantes, prolonge finalement son contrat d'un an avec Renault. Mais le moteur portera le nom de Tag-Heuer, le fabricant de montres, nouveau sponsor de Red Bull.

En Bonus, deux modèles grand public de Renautl en version F1

Aussi improbable que cela puisse paraître, le "gros" Espace et le "petit" Twizy ont tous les deux eu le droit à une version F1.

 

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