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Trois médiateurs pour arbitrer le dossier Notre-Dame-des-Landes

Aurélie M'Bida , , ,

Publié le

Au cours des six prochains mois, ces trois médiateurs : l'ex-pilote Gérard Feldzer, un ingénieur du Conseil économique, social et environnemental, Michel Badré, et une préfète, Anne Boquet, vont se pencher sur l'épineux projet d'aéroport de Loire-Atlantique. L'examen de ce dossier devrait permettre au gouvernement de trancher définitivement en faveur de la poursuite du projet ou de son abandon.

Trois médiateurs pour arbitrer le dossier Notre-Dame-des-Landes
Trois médiateurs nommés par le gouvernement pour arbitrer le dossier Notre-Dame-des-Landes
© Joelle Ronnet-Nicolle - Semailles à Notre-Dame-des-Landes (2013) CC Flickr

Reculer l'échéance de la décision, c'est le choix qu'a préféré faire Emmanuel Macron au sujet du dossier Notre-Dame-des-Landes. Le projet de construction d'un aéroport à quelques kilomètres de celui actuel de Nantes (Loire-Atlantique), et détourner le trafic de la ville, s'est enlisé dans le conflit au cours du précédent quinquennat. Avant même qu'il ne remporte l'élection présidentielle le mois dernier, le président de la République s'était exprimé en faveur d'une étude approfondie des enjeux "économiques, environnementaux, d'empreinte carbone, de capacité à développer", pour prendre une décision. Il avait dit vouloir nommer un médiateur et se donner six mois avant de décider.

Ce sera finalement un trio de médiateurs qui va s'atteler à la tâche d'arbitrer le dossier laissé en suspens depuis le résultat positif de la consultation publique. l'ex-pilote Gérard Feldzer, proche de Nicolas Hulot, ainsi qu'un ingénieur membre du Conseil économique, social et environnemental, Michel Badré, et une préfète, Anne Boquet. Ils devaient être reçus dans la soirée ce jeudi 1er juin à Matignon par le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et la ministre des Transports Elisabeth Borne, pour le lancement officiel de la médiation.

Un conflit laissé en jachère

La large victoire du "oui" (55,17 %) lors du référendum sur le transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes fin juin 2016, n'a pas désarmé les opposants au projet, loin s'en faut. Pour ces derniers, le résultat de la consultation est douteux voire illégitime, du fait notamment d'un périmètre "taillé sur mesure" pour que le oui puisse l'emporter. Le sujet n'a par ailleurs pas atteint son épilogue sur le plan juridique. Les avocats des opposants sont bien décidés à saisir toutes les aspérités: recours "sur la loi sur l'eau" et la biodiversité sont encore en appel. C'est aussi le cas de l'arrêté déclarant d'utilité publique les aménagements routiers. Quant à la Commission européenne, elle a adressé à la France une mise en demeure sur le volet environnemental, procédure qui n'est pas arrivée à son terme. Les opposants rêvent d'une issue à la Donges-Est dans les années 2000. En appel, la justice avait finalement mis fin à ce projet d'extension du port de Nantes Saint-Nazaire.

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