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Trois innovations de l'Industrie 4.0 que vous ne soupçonniez pas en Nouvelle- Aquitaine

Intissar El Hajj Mohamed , , ,

Publié le

Avec 42,5 millions d’euros de subventions promis aux entreprises de la région, la Nouvelle-Aquitaine s’engage pour l’industrie 4.0. Dans cette voie, le président de la région Alain Rousset a déposé le 5 juillet la première pierre pour un CEA Tech dans le coeur de Bersol. Les entreprises locales Isybot et AIO traduisent cette volonté d'une transformation industrielle donnant la priorité à l’Homme, avant la machine. Gros plan sur trois innovations prometteuses.

Trois innovations de l'Industrie 4.0 que vous ne soupçonniez pas en Nouvelle- Aquitaine
Numii, le robot connecté intelligent d'AIO mesure l'effort et le mouvement des opérateurs.
© AIO

1- Un cobot assistant-ponceur, par Isybot

Isybot est une entreprise qui fabrique des robots collaboratifs : son cobot ne remplace pas l’opérateur mais l’assiste. Le technicentre de la SNCF, à Périgueux, dispose d’un de ses bras robotisés spécialistes du ponçage : le tout premier de sa série est sur place depuis seulement deux mois.

Actuellement en phase d’essai, plusieurs cobots ont été implantés en usine, dont un chez Dassault Aviation. Coûtant 100 000 euros, le cobot a été conçu pour conserver la productivité tout réduisant la fatigue générée. Facile à manipuler et vibrant peu, l’agent le dirige tout en en gardant le contrôle... et par là même sa technique, son expertise et sa plus-value.

(Installation du cobot ponceur d'Isybot. © Isybot)

“Sa structure le différencie de tous les autres robots, précise Yvan Measson, fondateur et PDG d’Isybot. Il n’a pas d’engrenage, il n’est fait que de câbles et de vis, et cela explique sa légèreté, sa très faible dangerosité, et sa précision alors qu’il n’a aucun capteur. C’est une machine très robuste : ses câbles mécaniques sont les mêmes que les câbles de commande dans les avions”.

Yvan Measson souligne également un avantage économique : “on utilise moins de consommable, le papier abrasif [qui sert de support, ndlr] car le cobot s’y place bien à plat et ne l’abîme donc pas”. Il est aussi possible d’utiliser le cobot en mode automatique, en définissant le schéma de travail à suivre.

 

2 - AIO, au nom de mère Nature et du bien-être... Par le pouvoir du Karakuri Kaizen

“Des systèmes mécaniques astucieux qui fonctionnent au vert, sans énergie supplémentaire”, résume Cyril Dané, président d’AIO, entreprise actrice des démarches RSE dans les industries d’assemblage européennes. Basée à Pessac, et implantée en Espagne, en Allemagne, et en Angleterre, AIO s’est inspirée des petits automates ancestraux du Japon pour importer la technologie Karakuri Kaizen (les poupées Karakuri ; Kaizen pour progrès) et en devenir le leader européen. Elle met donc au point des systèmes de production qui ne consomment qu’une énergie première et la répartissent sur l’ensemble du processus, sans avoir recours à l’électricité.

(Karakuri Kaizen, vu par le président de la Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset. © AIO)

Le mouvement des dispositifs n’est créé qu’en exploitant la force de la gravité et l’élasticité des matériaux. C’est la “Smart Low Tech”. Le concept a attiré les géants de l’automobile et de l’aéronautique : Fiat, Airbus, Dassault, BMW… Cyril Dané destine AIO à “évangéliser les mécanismes du Karakuri Kaizen”. Les frais d’adoption du Karakuri Kaizen en usine dépendent du budget investi et du rythme souhaité.   

 

3 - Numii vous garde à l’oeil... pour votre plus grand bien

Numii est un objet connecté développé en collaboration avec les équipes de recherche de l’INRIA de Bordeaux. Il vise à révolutionner l’ergonomie aux usines. Grâce à l’intelligence artificielle, Numii mesure les paramètres biomécaniques d’une personne au travail et collecte ces données. Stockées dans un cloud, elles sont accessibles aux industriels et aux chercheurs en biomécanique puisque les centres hospitaliers européens seront impliqués. En effet, la confidentialité des personnes concernées est conservée puisqu’elles ont le droit à l’oubli. Cet anonymat libère les données qui seront partagées avec les organismes de recherche, de manière sécurisée, pour encourager l’innovation.

(AIO présente Numii. © AIO)

A terme, ces informations enregistrées et visualisables instantanément permettraient d’améliorer la détection des troubles musculo-squelettiques. “C’est la tech-for-good”, décrit simplement Cyril Dané. La “volumétrie de data industrielle” pourra aider les entreprises à diminuer la pénibilité de leurs opérateurs en surveillant leurs mouvements.

(La visualisation des mouvements se fait au travers d'une plateforme digitale, sur tablette. © AIO)

En plus de la santé individuelle, la base de données permettra de réaliser le mapping de l’usine en entier. Le PDG offre plus de détails sur le modèle économique : “Numii est gratuit. Il est payé à l’usage : 20 euros. Il couvre 8 heures de mesure sur 24.” Cyril Dané voudrait étendre ce suivi des efforts et des gestes à tous les collaborateurs de toutes les usines de France et y voit même une “ambition mondiale”. Les bêta-testeurs de Numii sont actuellement chez Dassault.  

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