Top départ du French Fab Tour, l'opération séduction de l'industrie à travers la France

La première étape du French Fab Tour, un tour de France des industries, s'est déroulée mardi 15 janvier à Laval (Mayenne) en compagnie d'Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances. Sa mission, avec BPI France: casser les stéréotypes sur l'industrie, l'aider à recruter et accompagner sa modernisation. L'Usine Nouvelle y était.

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Top départ du French Fab Tour, l'opération séduction de l'industrie à travers la France
Agnès Pannier-Runacher était présente pour inaugurer le French Fab Tour

Début d’opération reconquête des cœurs pour l’industrie. Mardi 15 janvier a démarré le French Fab Tour, un tour de France en soixante dates avec l'ambition pour ce secteur en forte pénurie de main d’œuvre de redorer son image, notamment auprès de la jeunesse. L’occasion également à chaque étape d'inciter les industries locales à nouer des liens entre elles afin de favoriser leur développement.

Coup d’envoi à Laval, en Mayenne. Lieu hautement symbolique car doté d’un tissu économique dynamique, et berceau du tout premier French Fab en 2017. Pour l’inauguration, Agnès Pannier-Runacher, la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, avait fait le déplacement, afin de se faire le porte étendard de cette industrie "capable de conquérir le monde".

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Casser les préjugés sur l'industrie

Les objectifs du French Fab Tour sont multiples. En premier lieu, "montrer ce qu’est l’industrie dans tous les territoires de manière

interactive, pour les jeunes et les entrepreneurs". Dans l’imaginaire collectif, on dépeint encore les usines comme tout droit sorties de Germinal. Il s’agirait d’un secteur très précaire, voire dangereux, et qui manquerait de sens. Dans les faits, il crée de l’emploi et est doté de métiers "à l’employabilité exceptionnelle".

Cette démarche s’inscrit dans la dynamique initiée chaque année par la Semaine de l’industrie, qui a accueilli en 2018 environ 360 000 personnes, et dont la prochaine édition se déroulera fin mars. Des chiffres qui doivent augmenter. L’idéal serait même de créer "des journées du patrimoine pour l’industrie", pour la secrétaire d'Etat.

Accompagner la modernisation des PME et des ETI

Il faut également "accompagner 10 000 PME et ETI dans la modernisation de leurs outils de production". Cela passe par exemple par la mise en place d’ "accélérateurs" pour transformer les premières en secondes. A l’origine de ces accélérateurs, la volonté dès 2013 de BPI France d’ "injecter du cash dans les entreprises", selon Guillaume Mortelier, le directeur exécutif de sa branche Accompagnements et Fonds. La démarche d’ "accélération" est née en 2015. Elle comprend, en plus des financements, de l’expertise pour la modernisation des structures. En 2019, quasiment chaque région disposera de son propre accélérateur.

Organisateur et acteur majeur du bon fonctionnement de ce French Fab Tour, BPI France ne cache pas sa volonté de "fédérer les écosystèmes locaux autour de la fierté de produire en France" et de leur "apporter les outils nécessaire" pour rayonner dans l’Hexagone mais également à l’international. Car pour Nicolas Dufourcq, le directeur général de la banque publique d'investissement : "la France est une grande nation industrielle qui s’ignore".

Les industries manquent de main d'oeuvre

Dernier objectif étroitement lié au premier : "rappeler que les industries, qui ont un rôle majeur dans le recrutement, manquent de main d’ oeuvre". La secrétaire d'Etat s’est désolée de constater qu’ "un grand nombre d’entreprises sont obligées de refuser des marchés par manque de compétences". De prochaines mesures, prises avec le ministère de l’Education nationale, devraient permettre de mieux sensibiliser les plus jeunes au monde de l’industrie.

Toujours dans cette volonté de redorer l’image de l’industrie, il faudra "nourrir la curiosité des enseignants pour qu’ils puissent orienter les jeunes vers ce secteur". Cela passera par des sessions d’informations pour les professeurs avec des interventions fréquentes, pour les établissements qui le souhaitent, de chefs d’entreprises.

L’enthousiasme des nombreux acteurs présents semblait grand pour cette première journée. A voir à présent si les objectifs se concrétiseront. Aux yeux d'Agnès Pannier-Runacher, ce mouvement devrait permettre à terme de diriger notre société vers "un capitalisme plus inclusif".

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