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Terrorisme, les entreprises veulent des assurances plus complètes

Arnaud Dumas , ,

Publié le

Les attentats en France et à l’étranger amènent les entreprises à réfléchir à leurs polices d’assurances. A l’occasion des rencontres de l’Amrae, les risk managers ont fait part de leur souhait d’avoir des offres mieux packagées et plus internationales.

Photo Pascal Guittet

Les événements tragiques du 13 novembre à Paris ont réveillé l’inquiétude des risk managers. A l’occasion des rencontres de l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) à Lille, les responsables du risque dans les entreprises se sont penchés, avec leurs courtiers et assureurs, sur la manière d’aborder la garantie contre le risque terroriste.

A l’issue de ces rencontres professionnelles, une revendication émerge. Des progrès doivent être faits de la part des compagnies d’assurance pour mieux couvrir ce risque. Notamment pour simplifier l’offre, le terrorisme recouvrant une multiplicité de risques (dommages directs, dommages à des tiers, pertes d’exploitation, etc.).

"Quand un risk manager dois expliquer à son dirigeant d'entreprise que tel risque est couvert par la responsabilité civile, tel autre n’est couvert que partiellement, etc. Il ne le comprend pas, déclare Gaëtan Lefèvre, risk manager de CMI Groupe. Il veut seulement savoir quels sont les risques et comment on les couvre. Les assureurs doivent nous aider à communiquer dessus."

Couvrir plusieurs pays

Cette demande pour une offre plus packagée et plus complète est d’autant plus importante pour les grandes entreprises, présentes dans plusieurs pays. En France, les polices d’assurance dommages couvrent le risque terroriste depuis la loi de 1986. Et depuis 2002, ce risque est financé par l’intermédiaire du groupement d’intérêt économique d’assureurs Gestion de l’assurance et de la réassurance des risques attentats et actes de terrorisme (Gareat), garanti par l’Etat.

Reste les pays où de tels dispositifs n’existent pas. "Ce dont les entreprises auraient besoin, c’est d’une offre complète  en assurance de violences politiques couvrant, partout dans le monde, les dommages directs et les pertes d’exploitation", soutient Paolo Crestani, le directeur du développement de Diot, le courtier en assurances.

Les entreprises souhaitent par ailleurs que les garanties contre le terrorisme s’étendent à d’autres types de risques. Comme les dommages immatériels non consécutifs à un événement. Le cas s’est présenté suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris, avec la perte d’exploitation subie par les commerces environnant suite à la baisse de fréquentation des lieux publics. Pour l’instant, aucune solution ne semble émerger…

Arnaud Dumas

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