Technip 2015, objectif sous-sol

Si en 2014, Technip n’est pas parvenu à mettre la main sur le spécialiste de la sismique CGG, le parapétrolier reste déterminé à élargir ses compétences pour acquérir une connaissance du sous-sol, éventuellement à travers de nouvelles acquisitions plus modestes.

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Technip 2015, objectif sous-sol

Alors que le monde pétrolier annonce une cure d’austérité pour affronter les prix bas du baril, le parapétrolier Technip s’offre le luxe d’afficher pour 2014 un chiffre d’affaires record de 10,7 milliards d’euros, même si le résultat net se replie de 23 % à 437 millions d’euros. Surtout, le PDG, Thierry Pilenko, se réjouit de sa "croissance embarquée", c’est-à-dire son carnet de commandes d’environ 21 milliards d’euros.

Pour maintenir ce trésor de guerre, le grand patron considère que son groupe doit élargir sa gamme de compétences. Technip est impliqué dans l’ensemble de la chaine pétrolière depuis la tête de puits jusqu’à la raffinerie, en passant par les plates-formes en mer, le transport, le traitement sous-marin…

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Désormais, le groupe doit s’intéresser à ce qui se passe en "subsurface", c’est-à-dire, en dessous du sol ou des fonds marins pour aller vers les réservoirs d’hydrocarbures. Thierry Pilenko assure répondre à une demande de ses grands clients pétroliers. Ils exigent de leurs fournisseurs de mieux comprendre leur métier pour optimiser globalement les grands projets.

Des acquisitions à venir

Dans cette optique, Technip avait lancé une offre de rachat sur le spécialiste de la sismique CGG, en novembre dernier. "La page est tournée, cette opportunité n’existe plus. De toute manière, notre objectif n’est pas que la sismique. Ce qu’il nous faut, ce sont des compétences dans la description des réservoirs, dont la sismique n’est qu’une composante", explique Thierry Pilenko.

Pour atteindre son but, la société envisage de développer cette compétence subsurface à travers de la croissance organique - ce qui demanderait beaucoup de temps - par le biais d’alliances ou, plus vraisemblablement, à travers de petites acquisitions de quelques dizaines de millions d’euros, comme celles qui avaient été réalisées en Norvège en 2014 avec Kanfa et Inocean. "Ces types d’acquisitions sont faciles à mettre en œuvre d’un point de vue financier", assure Thierry Pilenko. Reste à trouver la bonne cible.

Ludovic Dupin

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