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L'Usine de l'Energie

Taxe sur les carburants, prix de l’électricité et du gaz, débat sur la transition écologique : les annonces d’Edouard Philippe

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Publié le

Le gouvernement a finalement décidé de reculer sur la hausse des taxes sur les carburants et d’envoyer un message fort aux Gilets jaunes. Voici les trois points clés à retenir du discours du Premier ministre Edouard Philippe, intervenu mardi 4 décembre à Matignon.

Taxe sur les carburants, prix de l’électricité et du gaz, débat sur la transition écologique : les annonces d’Edouard Philippe
Edouard Philippe a partagé dans un discours à Matignon les mesures décidées la veille lors d'une réunion de crise présidée par Emmanuel Macron.
© Matignon

Dans la foulée de son intervention mardi 4 décembre devant le groupe de députés En marche et Modem, le Premier ministre Edouard Philippe a partagé dans un discours à Matignon les mesures décidées la veille lors d'une réunion de crise présidée par Emmanuel Macron. S’il ne recevra finalement pas de Gilets jaunes ce mardi, Edouard Philippe estime les avoir entendus, d’où plusieurs annonces visant à calmer le jeu, alors que les manifestations se poursuivent, non sans impact économique sur les entreprises.

1 - Taxe sur les carburants

"Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l’unité de la nation. Depuis le début du mouvement, quatre de nos compatriotes ont trouvé la mort, plusieurs centaines de citoyens - en particulier des membres des forces de l'ordre - ont été blessés, parfois gravement", a rappelé le Premier ministre. "Dans un souci d'apaisement", il annonce donc la suspension "pour une durée de six mois" des mesures fiscales qui devaient entrer en vigueur le 1er janvier prochain, et avaient initialement suscité la colère des Gilets jaunes : la hausse de la taxe carbone sur l’essence, le fioul et le diesel, la convergence de la fsicalité du diesel avec celle de l’essence, et enfin, pour les professionnels, l’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers (le GNR).

"Elles ne s’appliqueront pas avant d’être débattues par toutes les parties prenantes, promet Edouard Philippe. Nous voulons dans ce laps de temps identifier et mettre en oeuvre des mesures d'accompagnement justes et efficaces. Si nous ne les trouvons pas, nous en tirerons les conséquences", assure-t-il...

2 - Pouvoir d’achat

"Nous avons déjà pris des mesures fortes sur le pouvoir achat : baisse de la taxe d'habitation, des cotisations salariales. Avec la prime d'activité et l'augmentation légale du Smic au 1er janvier, nous constaterons une hausse de 3% du Smic net au 1er janvier." "Notre objectif c'est que le travail paye, insiste-t-il, et nous avons bien entendu les Français qui nous demandent d'accélérer".

Il suspend aussi pour six mois les mesures de durcissement des contrôles techniques automobiles, "pour trouver de justes adaptations".

Enfin, "les tarifs d'électicité et du gaz, qui devaient augmenter en début d'année, n'augmenteront pas durant la concertation et donc pas durant l’hiver qui s’annonce. Ces décisions d’effet immédiat doivent ramener l'apaisement et la sérénité dans notre pays", espère Edouard Philippe.

3 - Débat sur la transition écologique

Si les enjeux de la transition énergétique et écologique sont gigantesques et imminents, le gouvernement doit sans doute montrer plus de pédagogie et de pragmatisme. "Il faut réfléchir ensemble au rythme de la transition écologique tout en en conservant son ambition, observe le Premier Ministre. Nous devons lutter contre la pollution, lutter contre le réchauffement climatique, qui menacent d’abord les plus faibles. (...) Nous devons mieux accompagner les Français dans cette transition, c'est un impératif".

"Le gouvernement a fait des propositions, peut-être sont-elles insuffisantes ou inadaptées. Les solutions doivent être différentes dans les grandes villes ou les campagnes, parlons-en". Le chef du gouvernement a donc demandé à ses ministres de "réunir les partenaires sociaux et élus locaux", en vue d'aider en particulier les salariés travaillant loin de leur domicie, et d'envisager une "prime mobilité".

Il promet une "concertation" qui ne "doit ressembler à aucune autre", combinant dialogue à l'échelle nationale et débats dans les territoires, et se déroulera du 15 décembre au 1er mars. Elle devra "déboucher sur des traductions concrètes dans la vie de nos compatriotes". Suite aux "évènements de ces derniers jours", Edouard Philippe estime avoir compris que "les Français ne veulent ni hausse d'impôt ni nouvelle taxe". Mais si les impôts baissent, il faudra bien que les dépenses suivent le mouvement, rappelle-t-il.

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3 commentaires

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08/12/2018 - 09h45 -

Le Français ne demandent pas à ce qu'on supprime les services publics mais plutôt ce qu'on appelle l'administration. Car c'est elle qui coûte à tous sans apporter les services qu'on est en droit d'attendre de ce qu'on appelle un Service Public ! Les bureaux sont pleins de gens qui décident se contredisent,pour le plus grand bonheur de ceux qui intrigues ou manigance ! Comment dans ces conditions espérer relever le défit de l'efficacité ?
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04/12/2018 - 16h17 -

Le gouvernement nous a recemment donné une fort mauvaise illustration de sa capacité a etablir un débat au niveau national, en mettant en place des etats-generaux de la bioéthique qui ont demontré un rejet clair de la « PMA pour toutes » mais en persistant à le programmer au calendrier parlementaire. Quelle confiance avoir en ce genre de consultations-pretextes ??
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04/12/2018 - 15h28 -

"Il promet une "concertation" qui ne "doit ressembler à aucune autre", combinant dialogue à l'échelle nationale et débats dans les territoires, et se déroulera du 15 décembre au 1er mars." "Dans un souci d'apaisement", il annonce donc la suspension "pour une durée de six mois"??? Du 15 décembre au 1 mars ça pas 6 mois ? On voit déjà une certaine incohérence dans le discours ! S'il veut calmer la révolution qui se prépare, il faudra être plus clair dans les propos! Il y a des pistes pour faire baisser les impôts ! Déjà ce que nous coûte nos quatre anciens Président et retraités du Sénat, de l'Assemblées,des ministères et autres structures administratives, devrait être regardé de plus près ? Puisqu'un retraité de l'administration est par principe un improductif. Il n'y a donc aucune raison, ayant tout le long de sa vie trouvé les moyens de son existence dans le prélèvement de la richesse produite par les entreprises, qu'il puisse gagner autant, voir plus que quand il était en activité !
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