Economie

Standard & Poor's laisse inchangée la note souveraine du Maroc

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Dans sa note publiée le 24 février sur la région Mena, Standard & Poor's maintient la note souveraine du Maroc pour ses dettes à long terme à BBB- avec perspective stable. Dans l'ensemble, l'agence confirme la notation des 12 pays étudiés, tout en soulignant les effets négatifs de la baisse du prix du pétrole sur les pays exportateurs de la région.

Standard & Poor's laisse inchangée la note souveraine du Maroc

Sans changement. L'agence de notation Standard & Poor's Rating a publié ce 24 février la mise à jour de ses analyses sur les 12 pays de la région Mena pour lesquels elle assure une notation souveraine.

Parmi ceux-ci, le Maroc voit sa note principale à savoir, BBB- pour ses dettes à long terme en monnaie nationale et devise maintenue, avec perspective stable. Tout comme la note à court terme qui reste pour sa part à A-3.

Tous les indicateurs concernant le Maroc (institution, dette, budget…) sont neutres, sauf la situation économique classée "faible".

Lors de sa dernière revue en novembre 2014, Standard & Poor's avait déjà attribué cette même notation au royaume.

Pour rappel, le "rating" souverain de S&P s'étale des notes AAA (la meilleure) à la note D (défauts de paiements avérés). La limite basse pour la catégorie "investment grade" se situe à BBB-. Ce niveau fait office de feu vert pour la plupart des investisseurs quant à la possibilité pour eux de placer leurs fonds dans ces actifs.

Dans son étude, S&P estime que globalement "la situation de la région [MENA] s’est détériorée" depuis sa dernière publication régionale datant du 9 juillet.

Et les autres agences?
Si l'agence S&P Rating classe le Maroc en catégorie "investissement" avec une note long terme BBB-, la notation de Moody's reste, elle,  en catégorie spéculative à savoir : Ba1 stable. Pour sa part Fitch, note le Maroc en catégorie "investment grade" soit BBB- stable pour ses dettes à long terme.

Pour l’agence, en effet, "la chute brutale des prix du pétrole va affaiblir la situation économique fiscale et externe de la région"  particulièrement pour les pays du CCG". Néanmoins, l’agence a seulement abaissé les notes du Bahreïn et d’Oman depuis juillet 2014.

Standard & Poor's estime, par ailleurs, que les pays importateurs de pétrole dont le Maroc, l’Egypte, la Jordanie et le Liban ne "connaitront que de modestes améliorations de leurs indicateurs macro-économiques en relation avec cette chute du prix" des hydrocarbures.

S&P Rating ne pense pas que ce sera assez significatif pour conduire à une amélioration des notations de ces pays sur ce critère dans un proche avenir.

A noter les prévisions de S&P pour le Maroc font état d’un taux de croissance de 4,6% en 2015 et de 5% en 2016. En ligne avec celles que vient de publier le FMI. Tout comme le déficit budgétaire estimé à 3,3% cette année par l'agence américaine.

Pour mémoire, s'il se finance essentiellement auprès des investisseurs nationaux, le Maroc réalise régulièrement des émissions obligataires internationales.

Sa dernière sortie date du 13 juin. Il s'agissait d'un emprunt obligataire sur 10 ans avec un coupon de 3,5%. Un taux inférieur au 4,5% obtenu en 2010 lors de la précédente sortie en euro du royaume. Le pays avait aussi emprunté en monnaie américaine un milliard de dollars en 2012, au taux de 4,25% cette fois.

Pierre-Olivier Rouaud

 

Les prévisions économiques de Standard & Poor's pour la région MENA - février 2015

 

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