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Sortez du pessimisme !  2015 sera un bon millésime pour l’embauche de cadres 

Christophe Bys , , , ,

Publié le

Les prévision de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) pour 2015 sont optimistes. Les créations d’emplois devraient repartir nettement à la hausse, notamment dans l’informatique-télécoms mais aussi dans certains secteurs industriels. Ce rebond intervient alors que les cadres sont plus pantouflards que jamais. Les plus aventuriers ont tout à gagner dans une mobilité.   

Sortez du pessimisme ! 2015 sera un bon millésime pour l’embauche de cadres © Victor1558 - Flickr - C.C.

Cadres en poste ou en recherche, si vous voulez profiter de l'amélioration du marché de l'emploi, il va falloir changer votre façon de voir l'avenir. C'est une conséquence de la situation déprimée de l'économie française et européenne depuis 2009, les salariés n'y croient plus. Même les cadres ont le moral dans les chaussettes. L'association pour l'emploi des cadres (Apec) qui, chaque année, sonde leur moral est formelle : "en 2014, 29% des cadres déclaraient avoir l'intention de changer de poste. Un an plus tard, ils ne sont plus que 16%", explique Pierre Lamblin, le responsable du département Etudes et recherches de l'association.

Gare à l'effet d'inertie alors que la conjoncture devrait se retourner dans les mois qui viennent, avec la conjonction des bonnes nouvelles macro économiques (baisse de l'euro et du coût des matières premières à commencer par le pétrole) et des premiers effets des mesures gouvernementales, comme le pacte de compétitivité qui allège de fait le coût du travail. L'enquête de l'Apec auprès des chefs d'entreprises entre la mi-octobre et la mi-décembre indiquait déjà un frémissement, anticipant 174 000 recrutements de cadres en 2015, soit 3% de plus que les volumes effectivement observés en 2014, où ils avaient déjà progressé de 4%.

Ce résultat est cohérent avec l'estimation qu'obtiennent les chercheurs de l'Apec à l'aide de leur modèle économétrique. Autrement dit, les retours du terrain et la " science "  des statisticiens sont d'accord : 2015 sera une bonne année pour le recrutement des cadres. Bien sûr, il vaut mieux être, en moyenne, un cadre avec 1 à 10 ans d'expérience, qu'un jeune diplômé ou un cadre senior sans emploi depuis plusieurs trimestres.

2015 a tout pour être un millésime remarquable

Il n'empêche, la tendance est claire et le directeur général de l'Apec, Jean-Marie Marx ose même l'optimisme : "il ne faut pas exclure qu'on se rapproche des 180 000 recrutements, ce qui ferait de 2015, une des trois meilleurs années depuis 2000."

Tout dépendra du secteur visé. L'Apec prévoit des évolutions contrastées, avec des embauches toujours en baisse dans la construction ou stable dans la grande distribution. A l'inverse, et démentant l'adage selon lequel "quand le bâtiment va, tout va", d'autres secteurs seront plus dynamiques, comme l'informatique et les télécommunications, ainsi que certains secteurs industriels comme la mécanique, la fabrication d'équipements électriques et électroniques et les matériaux de transport (l’automobile et surtout l'aéronautique). Le dynamisme s'explique, selon Jean-Marie Marx, par une volonté de rattraper le temps perdu. "Beaucoup de projets informatiques avaient été retardés, échelonnés ou freinés", rappelle le directeur général.

Les gros contingents de postes à pourvoir se retrouvent dans les fonctions commerciales, informatiques, mais aussi études et recherches. Pour cette fonction, Pierre Lamblin confirme qu'"il y a un rattrapage en 2015". Côté régions, certains devront penser à être mobiles pour trouver le bon emploi. En effet, l'emploi cadre est très concentré. En 2014, quatre régions concentraient 70% du recrutements de cadres en CDI ou CDD un an ou plus : l'Ile-de-France, Rhône-Alpes, le Nord-Pas-de-Calais (passé de la 4e à la 3e place) et la région PACA (qui fait l'inverse).

Le changement de climat sera-t-il suffisamment perceptible pour convaincre les cadres déprimés de changer de poste ? Ou la peur du chômage continuera-t-elle à nourrir l'immobilisme ? Les experts de l'Apec donnent rendez vous dans six mois pour affiner les évolutions en cours.

Christophe Bys

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