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L'Usine Energie

Secteurs, pays… comment la France déploie ses usines à l’international

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L’industrie française,caractérisée par une forte présence de grands groupes, a poursuivi en 2018, ses projets d’implantations à l’international. Selon le recensement de la société d’étude Trendeo, les industriels ont procédé à 65 annonces d’investissement en 2018. Le secteur le plus dynamique est celui de l’énergie et le cap est clairement mis sur l’Asie du Sud-Est avec un fort développement sur l’Inde, quand la Chine semble avoir fait le plein.  

Secteurs, pays… comment la France déploie ses usines à l’international
L'inde attire les industriels français et pas seulement pour ses joyaux architecturaux
© Pixabay

Si la France a continué de créer plus d’usines sur son territoire en 2018 qu’elle n’en a fermées, les industriels tricolores n’ont pas déserté pour autant l’international. Depuis de grandes ou petites infrastructures d’énergie, en passant par des usines de produits chimiques ou de médicaments et des lignes de production de biens d’équipements, la société Trendeo a identifié 65 grandes décisions d’investissements d’industriels français à l’international l’an passé. Ce recensement ne couvre pas 100 % des projets mais donne des indications sur la nature des investissements et les régions prisées.

Energie et chimie à l'offensive

Du côté des secteurs d’activité, c’est le secteur de l’énergie qui mobilise le plus grand nombre de projets. Méga projet de parc éolien, centrale à gaz ou solaires photovoltaïque de taille plus modeste de 30 à 200 Mégawatt, en tout le secteur électricité, gaz ou vapeur recouvre un peu plus du quart des investissements. Il est aussi à l’origine des deux plus grosses annonces de l’année en montant : une centrale éolienne de 950 mégawatt au large de l’Ecosse à 2,3 milliards de dollars dans laquelle Engie est impliqué via une co-entreprise Franco-japono-chinoise Moray Offshore Windfarm ; une centrale électrique au gaz en Birmanie portée par Total et Siemens pour 2 milliards de dollars.

Le deuxième secteur est la chimie, avec 12 projets : du polyéthylène en passant par des unités de production de gaz d’Air Liquide, à des usines de caoutchouc de Michelin et même des ETI puisque la société berrichonne de sirops Monin a annoncé sa volonté d’implanter un site de production en Inde dans l’Etat du Telangana. Enfin, le secteur des minéraux non métalliques se développe à peu près au même niveau que celui de l’automobile essentiellement représenté par des équipementiers avec une belle dynamique de Faurecia.

Cap sur l'Inde

Pour ce qui concerne les destinations, l’année 2018 est la grande année de l’Inde. Elle concentre 20 des 65 projets, essentiellement dans l’énergie mais aussi dans les cimenteries, l’agro-alimentaire, l’automobile ou l’aéronautique. Et encore, cette destination est sans doute sous-évaluée car l’étude de Trendeo ne répertorie pas tous les investissements, comme par exemple la nouvelle implantation de Safran Electrical & Power à Hyderabad dans le Telangana, la joint-venture de Thales avec Reliance pour le Rafale, ou encore les projets de Paprec dans la gestion des déchets.

Les industriels français ont peut-être fini par entendre les appels du pied lancé depuis 2014 par le premier ministre Narendra Modi avec sa campagne "Make in India". Si on ajoute à l’Inde, les projets en Birmanie, en Indonésie, et au Cambodge, l’Asie du Sud-Est couvre plus du tiers des décisions d’investissements. A l’inverse, la Chine semble désormais en retrait avec un seul projet d’implantation répertorié, celui de Figeac Aéro à Lutou, dans le Shandong.

Les Etats-Unis et le Royaume-Uni restent favoris

Malgré ou peut-être à cause des tensions sur le commerce international entre le vieux continent et l’Amérique de Donald Trump, la deuxième destination la plus prisée est les Etats-Unis. Ils accueillent quelques projets d’extension de capacité comme celui de l’usine d’Airbus à Mobile en Alabama pour l’A320 et désormais l’A220 mais surtout des projets "greenfield" comme l’usine de polyéthylène de Bayport Polymers, une joint-venture de Total, à Port-Arthur au Texas. Surfant sur l’abondance du gaz de schiste américain, cette usine permet à Total d’étendre sa stratégie "de développer l’activité pétrochimique de ses grandes plateformes intégrées à partir de matières premières bon marché" déclarait Bernard Pinatel, directeur général Raffinage-Chimie de Total. La société a d'autres projets de ce type en Arabie Saoudite.

Enfin, le Royaume-Uni restait en 2018, avec 8 projets, un des terrains de jeu des industriels français malgré le Brexit.  

 

 

 

 

 

 

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