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L'Usine Agro

Seafood : le salon des produits de la mer s'ouvre sur un marché agité

Franck Stassi , ,

Publié le , mis à jour le 20/04/2015 À 16H50

Infographie Le Seafood Expo Global, le plus grand salon consacré aux produits de la mer, se déroule du 21 au 23 avril à Bruxelles sur fond de recomposition du marché. Une nouvelle cartographie met en exergue le rôle clef de la Chine sur celui-ci, ainsi que les conséquences de l'embargo russe sur les importations agroalimentaires européennes.

Les entreprises citées

Les échanges mondiaux de produits de la mer ont doublé entre 2009 et 2014, pour atteindre 140 milliards de dollars, indique la banque néerlandaise Rabobank. L’Union européenne en reste le premier importateur mondial, avec 26 milliards de dollars en 2013, devant les Etats-Unis et le Japon qui, après avoir occupé la première place du podium au début des années 2000, a revu ses achats à la baisse compte tenu du déclin de sa population et de la dépréciation du yen, qui a concouru à en renchérir le coût.

LA demande CHINoise en forte hausse

En termes de volume, la Chine se hisse au second rang des importateurs avec des produits de valeur moindre, destinés à être transformés et réexportés. Le pays réalise de fortes importations de farine et d’huile de poisson. La Chine joue également un rôle central dans le commerce des produits de la mer à l’export. "En tant qu’exportateur de fruits de mer, la Chine est dans une classe à part", constate Rabobank : ses ventes à l’étranger ayant atteint près de 20 millions de dollars en 2013, le double des ventes norvégiennes. Disposant de la plus grande flotte mondiale longue distance, le pays tire également parti de l’aquaculture avec ses crevettes ou son tilapia. Entre 2000 et 2013, les exportations chinoises de produits de la mer ont progressé en moyenne de 15% par an, et les importations de 13,2% par an. Les analystes Gorjan Nikolik et Lian Heinhuis s’interrogent sur un possible retournement de situation à l’avenir, le rôle d’exportateur net du pays pouvant être remis en cause par la nécessité de répondre à une demande toujours plus grande sur le marché intérieur, avec la poussée de la classe moyenne, et des perspectives tarifaires plus attractives qu’à l’international. 

L’embargo russe perturbe les marchés du saumon et du poisson blanc

Parmi les produits les plus échangés figure le saumon, au cœur des exportations norvégiennes, notamment en direction de l’Union européenne (voir la carte ci-dessus). Le pays en expédie plus d’un million de tonnes par an. Les exportations totales de saumon à travers le monde ont atteint plus de 14 milliards de dollars en 2013. L’embargo russe sur les importations européennes agroalimentaires de 2014 a, depuis, conduit la Norvège à réallouer une partie de sa production, notamment à l'Europe et aux Etats-Unis. Pour autant, Rabobank estime que le marché du saumon devrait continuer de croître aux cours des prochaines années, soutenu par une forte demande et le Chili, deuxième producteur mondial, qui exporte 500 000 tonnes chaque année… et qui n’est pas touché, pour sa part, par l’embargo russe. La Chine a pour sa part annoncé son intention de restreindre ses importations de saumon norvégien en raison d'inquiétudes sur la sécurité sanitaire du produit. L'Autorité norvégienne de sécurité des aliments a assuré avoir apporté des gages à la Chine sur la salubrité du saumon, sans succès.

Le secteur du poisson blanc est aussi concerné. "L'importance de la Russie en tant que producteur et de l'Union européenne en tant qu’importateur engendre une volatilité potentielle sur ce marché si le conflit actuel entre ces deux régions s’intensifie encore", explique ainsi la banque néerlandaise.

Franck Stassi

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