[Sauver l'industrie] Thierry Le Gangneux, dirigeant de Ponticelli: "L’Etat doit prendre en charge les surcoûts Covid qui pèsent sur la productivité"

L’Usine Nouvelle lance "l’appel des 30 pour sauver l’industrie". Pendant 30 jours, une personnalité propose une mesure. Aujourd’hui, Thierry Le Gangneux, PDG de l’ETI Ponticelli, basée à Marseille, appelle à une prise en charge par l’Etat des surcoûts sanitaires, liés aux gestes barrières, auxquels les entreprises sont confrontées.

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[Sauver l'industrie] Thierry Le Gangneux, dirigeant de Ponticelli:
Thierry Le Gangneux est PDG de l’ETI Ponticelli.

"Pour sauver l’industrie à long terme, il faut aussi prendre des mesures urgentes et simples.
Aux côtés de réflexions plus larges et à vue long terme, je voudrais proposer une mesure facile à déployer et d’une efficacité immédiate. Comme la pinoche qui obture la voie d’eau, par opposition aux mesures qui écopent et s’inscrivent dans la durée.

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Car la crise sanitaire induit, pour nos entreprises de services à l’industrie, d’importants surcoûts.
Des surcoûts liés à l’exécution des travaux d’une part, essentiellement associés à des pertes de rendement engendrées par de nouveaux modes opératoires, des circulations imposées, des prises de poste décalées, … mesures toutes destinées à limiter les contacts rapprochés entre collaborateurs.
Des surcoûts liés aux gestes barrières, d’autre part, tels les achats de masques, de gel, de tenues jetables mais aussi de locations supplémentaires de véhicules ou de bases vie afin de respecter les distanciations sociales.
Ces derniers peuvent être évalués entre 1 et 2 euros de l’heure travaillée selon les secteurs d’activité. Pour le dire autrement, c’est un renchérissement significatif du coût de l’heure. Pour des entreprises comme la nôtre dont l’essentiel de la facturation repose sur le travail manuel c’est l’équivalent de leur marge.
D’autres, en dehors de l’industrie, font le même constat. Et il n’est pas rare qu’apparaisse en bas de la facture de certains revendeurs, garagistes ou coiffeurs, une charge supplémentaire forfaitaire de « Contribution Hygiène et Protection ». Les consommateurs que nous sommes paient.

Mais dans le cas de nos entreprises cette prise en compte n’est que rarement acceptée. Nos clients ont légitimement leurs propres contraintes et ne peuvent pas dans la majorité des cas modifier les conditions des marchés attribués.
Nous sommes seuls, en devoir de l’assumer. C’est une perte sèche, une perte de marge impossible à compenser. Comment dès lors peut-on assurer la pérennité de nos entreprises dans ce contexte ?


La mesure que je proposerais serait une prise en charge par l’Etat des surcoûts sanitaires, liés aux gestes barrières, auxquels les entreprises sont confrontées.
Deux approches possibles pour cela. Une neutralisation de l’ensemble de ces surcoûts, de manière indirecte, sous forme d’une exonération de tout ou partie des charges patronales. Ou, autre option, une subvention par heure travaillée reversée au mois le mois dans les proportions citées.
Cette compensation des surcoûts aurait le mérite de ne pas modifier l’équilibre économique des contrats, de ne pas pousser vers la défaillance les entreprises et d’accompagner la reprise d’activité.
La mesure serait simple à appliquer, pratiquement immédiate à mettre en œuvre, s’étendrait logiquement aux autres secteurs confrontés aux mêmes contraintes au premier rang desquels le secteur du Bâtiment et des Travaux Publics et enfin s’éteindrait dès la fin de l’état sanitaire dégradé que nous traversons.
S’il faut se féliciter de la réactivité des autorités pour les mesures d’activité partielle et de support à la trésorerie des entreprises, il est extrêmement important de soutenir - maintenant - ceux qui par leur activité de tous les jours, œuvrent pour l’industrie française."


Thierry Le Gangneux est PDG de l’ETI Ponticelli

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