[Sauver l’industrie] Philippe d’Ornano et Frédéric Coirier : "Baisser les impôts de production non pas de 10... mais de 30 à 35 milliards d'euros"

L’Usine Nouvelle lance "l’appel des 30 pour sauver l’industrie". Pendant 30 jours, une personnalité propose une mesure. Aujourd’hui Philippe d’Ornano, dirigeant de Sisley et Frédéric Coirier, dirigeant de Poujoulat, tous deux co-présidents du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI), proposent de baisser la fiscalité de production plus amplement que prévu dans le plan de relance.

 

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[Sauver l’industrie] Philippe d’Ornano et Frédéric Coirier :
Philippe d’Ornano et Frédéric Coirier, co-présidents du METI et dirigeants de Sisley et Poujoulat.

"La crise que nous traversons n’en finit pas d’ébranler les entreprises de taille intermédiaire. Les ETI, ces entreprises de long terme, championnes de nos territoires et de l’export, étaient pourtant prêtes à encaisser les chocs. Elles l’ont prouvé lors de la crise de 2008, en s’imposant comme de véritables airbags de l’emploi dans leurs régions d’implantation. De 2008 à 2015, elles furent à l’origine de pas moins de 335 000 créations nettes de postes, s’imposant comme la catégorie d’entreprises de loin la plus créatrice d’emplois !

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Aujourd’hui, près de six mois après le début du séisme provoqué par l’épidémie de coronavirus, elles ne sont plus certaines de pouvoir, à nouveau, faire rempart à la vague de destructions d’activité, d’emplois et de savoir-faire qui s’annonce. Rares sont les indicateurs au vert en cette rentrée de septembre : 1 ETI sur 2 anticipe des résultats en forte perte cette année, 8 ETI sur 10 ont revu leurs investissements à la baisse pour 2020, plus d’une ETI sur 3 s’attend à la faillite d’un nombre significatif de ses clients ou sous-traitants…

Pourtant, devant de telles circonstances, les ETI et leurs équipes ont fait front du mieux possible. En juin, aucune ETI ne déclarait avoir de site totalement fermé, début juillet, seuls 12% des salariés se trouvaient toujours en activité partielle. En outre, 75% des ETI envisageaient de maintenir leur nombre d’apprentis avant même que le gouvernement n’annonce une aide exceptionnelle en la matière.

La motivation ne peut pas tout

Mais la motivation et l’engagement ne peuvent pas tout. Il est des moments où l’équation devient impossible à résoudre quand la France, par une fiscalité de production massivement plus élevée que ce qui se pratique dans les autres pays européens, vient ponctionner aveuglément les résultats en chute libre des entreprises qui emploient et produisent sur son territoire et dans ses régions. Car c’est ainsi que fonctionnent les impôts et taxes de production : nombre d’entre deux s’appliquent de manière aveugle, c’est-à-dire indépendamment de la situation de l’entreprise. Que celle-ci gagne ou perde de l’argent, elle devra s’acquitter de la CFE, de la CVAE ou encore de la taxe sur les parkings !

Choc structurel de compétitivité

C’est dire les conséquences délétères de cette fiscalité dans le cadre de la crise sanitaire. Alors que les ETI anticipent en moyenne une baisse de 18% de chiffre d’affaires en 2020, impôts et taxes de production risquent de leur porter le coup de grâce. Face à cette situation critique une urgence absolue : supprimer ces véritables droits de douanes inversés payés par la production en France, en baissant la fiscalité de production non pas de 10, mais de 30 à 35 milliards d’euros pour nous aligner sur la moyenne européenne.

Seul un choc structurel de compétitivité permettra d’inscrire enfin nos entreprises dans une dynamique durable d’investissements et de création d’emplois en France, tout en leur permettant de relever les défis de la transformation écologique et digitale qui est en cours."

Frédéric Coirier et Philippe d’Ornano, co-présidents du METI

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