Economie

[Sauver l'industrie] Alexandre Saubot, vice-président de France Industrie : "Nous, chefs d’entreprise, avons une responsabilité vis-à-vis de la jeunesse de ce pays !"

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L’Usine Nouvelle lance "l’appel des 30 pour sauver l’industrie". Pendant 30 jours, une personnalité propose une mesure. Aujourd'hui Alexandre Saubot, vice-président de France industrie qui préside aussi l'Opco de l'industrie (OPCO2i) incite les chefs d'entreprise à continuer d'embaucher des apprentis, en s'appuyant sur les primes dédiées du gouvernement. L'enjeu : sauver la génération Covid et se doter des compétences nécessaire à la reprise. 

[Sauver l'industrie] Alexandre Saubot, vice-président de France Industrie : Nous, chefs d’entreprise, avons une responsabilité vis-à-vis de la jeunesse de ce pays !
Alexandre Saubot, DG de Haulotte, incite à investir dans les compétences via l'embauche d'apprentis.
© Jean Chiscano

Sommaire du dossier

368 800 jeunes sont entrés en apprentissage en 2019, soit une progression de 16 %, un niveau record. La crise économique et sanitaire menace néanmoins d’enrayer cette dynamique. Elle menace de laisser sur le bord de la route une génération de jeunes, une génération sacrifiée sur l’autel de la pandémie. Elle menace aussi de nous faire perdre les compétences dont nous aurons demain besoin pour repartir à la conquête de nos marchés. Il y a donc urgence à agir.

D’autant plus que l’image de l’apprentissage change et c’est heureux. Nos efforts payent. Chacun en France reconnaît que l’apprentissage est désormais un moyen efficace pour combattre le chômage des jeunes. La réussite du modèle allemand où l’apprentissage est généralisé depuis des années est, en cela, éloquente.

Face à cette situation inquiétante, nous, France Industrie, avions proposé de nouvelles aides en faveur de l’apprentissage pour ne pas laisser retomber le soufflé et éviter que la crise mette à mal le volontarisme des entreprises. A travers son plan "France Relance", le gouvernement l’a écouté et décidé une aide à l’apprentissage significative d’un montant de 5000 euros pour les mineurs et de 8000 euros pour les adultes pour tout contrat conclu d’ici à février 2021.

Un devoir et une nécessité pour l'industrie

Le gouvernement a pris sa part. A nous de prendre la nôtre ! Nous, chefs d’entreprise, devons saisir cette opportunité et nous mobiliser sans attendre pour continuer à embaucher des apprentis.

Il en va de notre devoir pour cette génération qui doit construire son avenir. Car 750 000 jeunes arrivent cette année sur le marché du travail et vont se retrouver confrontés à d’importantes difficultés pour s’y insérer.

A l’apprentissage s’ajoutent les dispositifs de formation qui contribuent à la mobilisation régionale pour l’emploi. C’est la mission de l’OPCO2i (Opérateur de compétences interindustriel) de conseiller et d’accompagner au plus près les entreprises pour les aider dans la mise en œuvre de leurs programmes d’apprentissage et de formation.

Cet investissement nous permettra aussi de disposer des compétences dont nous aurons besoin demain pour faire à nouveau de la France une grande nation industrielle. Il n’y aura pas de renouveau de l’industrie sans investissement dans le capital humain. Un pays qui n’investit pas dans sa jeunesse est un pays qui renonce à son avenir.

Alexandre Saubot est DG de l'entreprise Haulotte, Vvice-président de France Industrie et président de OPCO2i

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