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SAP lance en France un premier centre d’expérimentation sur l’internet des objets

 Marion Garreau

Publié le

L’éditeur allemand de logiciels a inauguré à Levallois-Perret, mercredi 21 juin, son premier centre Leonardo, un plateau où des entreprises peuvent gratuitement concevoir des prototypes de produits et services innovants. Une véritable vitrine pour la plate-forme cloud du groupe et ses applications.

SAP lance en France un premier centre d’expérimentation sur l’internet des objets
Marc Genevois, directeur général de SAP France, lors de l’inauguration du cente Leonardo en juin 2017.
© SAP

Comment démontrer sa force dans le numérique et l’internet des objets? A l’heure où règne une concurrence féroce entre les fournisseurs de plate-formes cloud pour la transformation digitale, SAP a choisi de se positionner en accompagnateur du changement. Le géant allemand du logiciel a inauguré, mercredi 21 juin, un premier centre Leonardo au sein de sa tour à Levallois-Perret, faisant de la France le premier pays à accueillir ce dispositif qui doit compter une vingtaine de centres similaires dans le monde. Sur 750 m2 répartis sur deux étages, les clients sont pris par la main : ils travaillent avec les équipes du centre sur la redéfinition de leur activité et la clarification de nouveaux besoins, puis sur la conception de produits ou services innovants et vont jusqu’à la réalisation d’un prototype, tout cela gratuitement.

"Leonardo, c’est une plate-forme complète de technologies mais aussi une méthode", explique Frédéric Puche, directeur du Centre d'innovation SAP France. Côté méthode, le groupe entend montrer à ses clients comment les technologies du futur peuvent leur permettre de faire émerger de nouveaux modèles d’affaires. De ce point de vue, Leonardo est la continuité de la démarche entamée il y deux ans par le siège de SAP France avec l’ouverture d’un "experience briefing center" (EBC). "A l’EBC (par lequel 25.000 visiteurs sont passés, NDLR), nous sortions les clients de leur univers en leur montrant des expériences faites dans d’autres secteurs afin de les ouvrir aux innovations, souligne Frédéric Puche. Avec Leonardo, il ne s’agit plus seulement de les inspirer mais de les amener jusqu’à la construction d’un pilote." En visite chez Leonardo, les clients suivent donc une méthode en quatre étapes : inspiration, brainstorm, maquette et pilote.

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Leonardo s'appuie sur Hana, la plate-forme de traitement de données en temps réel de l'éditeur, et compile les solutions SAP pour l’internet des objets (IoT), l'intelligence artificielle (par machine learning ou apprentissage automatique) et la blockchain. L’objectif est d’offrir au client une "plate-forme as a service", soit un outil opérationnel et paramétrable selon ses besoins. Les technologies sont bien évidemment explicitées dans le centre Leonardo, où une salle est par exemple consacrée à l’analyse des données et au prédictif, une autre au design thinking et à la connectivité des objets avec en démonstration la carte Sim que SAP vient de lancer.

Au centre se trouve aussi un baby-foot d’un genre particulier : bardé de capteurs, il est relié à un réseau social baptisé "Foosball Society", où les joueurs peuvent retrouver leurs performances (scores, vitesse des buts, nombre de chutes, …), participer à des tournois et suivre des matchs en direct. Le premier prototype de ce baby-foot, créé par la start-up Tecbak, est justement né dans ces locaux. Parmi les autres projets mis en avant, celui réalisé par Café Richard pour connecter ses machines à café afin d’en optimiser la maintenance et offrir de nouveaux services à ses clients.

Si le travail réalisé autour de la construction du pilote est gratuit - un moyen pour SAP d'attirer de nouveaux clients et se positionner comme un acteur de la transformation numérique -, l’entreprise doit ensuite s'abonner à la plate-forme si elle veut déployer son innovation à grande échelle. De quoi dynamiser les ambitions de SAP dans le cloud, domaine dans lequel le groupe espère réaliser de 8 à 8,5 milliards d’euros de chiffres d'affaires en 2020, sur un revenu total qui devrait se situer cette année-là entre 28 et 29 milliards d’euros.

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