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[Salon Formnext] Comment le spécialiste de l’impression 3D Eos entend concurrencer l’injection plastique

Marine Protais , ,

Publié le

Le fabricant allemand Eos a présenté mardi 13 novembre lors du salon Formnext une nouvelle technologie d’impression 3D plastique. Celle-ci promet d’être aussi productive que le moulage par injection. Elle ne sera pas disponible avant 2021.

[Salon Formnext] Comment le spécialiste de l’impression 3D Eos entend concurrencer l’injection plastique
Eos a présenté mardi 13 novembre une technologie d'impression 3D censée concurrencer l'injection plastique en termes de productivité.
© EOS

C’est le Graal de beaucoup de fabricants d’imprimante 3D : obtenir un procédé aussi productif que l’injection plastique. Eos, l’un des pionniers du secteur, semble faire un grand pas dans cette quête. Le fabricant allemand présente sur le salon dédié à la 3D Formnext, qui se tient du 13 au 16 novembre à Francfort, une technologie, encore en développement, de fabrication additive polymère. "C’est une grande révélation pour nous. Nous sommes très fiers de l’annoncer", s’enthousiasme Moritz Kügler, directeur des produits polymères d’Eos.

Un million de diodes laser

Cette nouvelle technologie baptisée "LaserProFusion" promet d’être dix fois plus rapide que les technologies de frittage laser actuelles (méthode de fabrication additive plastique industrielle), avance le fabricant. La poudre est fondue par près d’un million de diodes laser.

La puissance totale du système peut atteindre 5 kilowatts. Le temps d’exposition de la matière est ainsi réduit. "Les technologies actuelles, composées généralement d’une seule source laser qui se déplace, reviennent à dessiner les contours de formes et ensuite remplir l’intérieur des contours. La technologie LaserProFusion peut s’apparenter à un tampon", explique Moritz Kügler.

Pour illustrer la rapidité de cette technologie Eos présente sur son stand à Formnext une pièce de la taille d’une balle de golf qui a été fabriquée en 9 secondes. Aucune évaluation du prix de la future machine n’est communiquée, donc impossible de connaître le coût par pièce et de le comparer à celui de l’injection plastique.

Le fabricant a fait de l’industrialisation de l’impression 3D plastique un axe fort de sa stratégie. "Les systèmes EOS sont déjà capables de produire des pièces en grand nombre avec un coût par pièce compétitif. Ce coût varie selon la complexité de la pièce. Pour les grandes pièces ou les pièces simples, il est plus économique d’utiliser les machines d’Eos plutôt que l’injection plastique jusqu’à 10 000 pièces par an environ. Pour des pièces petites et complexes, nos systèmes sont plus rentables jusqu’à 100 000 pièces voire un million de pièces produites. Ces seuils vont augmenter drastiquement avec les livraisons de nos machines P500 en 2019 (système présenté l’an dernier, ndlr), et encore plus radicalement avec la technologie LaserProFusion", expose Moritz Kügler. Le fabricant compte déjà quelques clients qui utilisent ces systèmes pour des pièces finales. Mini utilise les machines d’Eos pour la fabrication d’éléments de personnalisation, Daimler pour la production de pièces de rechange de ses bus.

Les pièces de Lego encore fabriquées par injection

"L’injection plastique restera une méthode de production valable", tempère toutefois le porte-parole d’Eos. "Certaines pièces produites par milliards chaque année, comme les briques de Lego par exemple, seront très probablement toujours fabriquées par injection plastique. Mais d’autres pièces produites à moins grande échelle seraient plus rentables si elles étaient fabriquées par fabrication additive. Sans même parler des changements de design qui sont possibles grâce à l'impression 3D."

Il faudra attendre plusieurs années encore avant de voir la technologie "LaserProFusion" utilisée par les industriels. Le nouveau système ne sera pas commercialiser avant 2021, a annoncé le fabricant allemand.  

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