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L'Usine Santé

[Reportage] iBionext, la fabrique à la pointe de l'innovation en santé

Coralie Lemke ,

Publié le

Reportage Après avoir fait grandir plusieur start-up innovantes dans le domaine des biotechnologies, iBionext s'apprête à créer un deuxième fonds composé de nouvelles pépites. Reportage dans cet incubateur qui sait repérer les pépites de la santé de demain.

[Reportage] iBionext, la fabrique à la pointe de l'innovation en santé
iBionext est installé dans le Passage de l'innovation au coeur de Paris.
© Coralie Lemke

Dans le quartier de la Bastille à Paris, impossible de deviner que derrière des grilles en fer forgé du Faubourg Saint-Antoine se cache un bouillonnant incubateur de biotechs. Installées dans la cour pavée du Passage de l’innovation, entourées de grandes baies vitrées inondées de soleil, les start-up du fonds iBionext rivalisent toutes d’originalité. Au rez-de-chaussée, Pixium Vision qui a mis au point une rétine artificielle. BrainEver veut innover contre la maladie de Parkinson, Gecko a mis au point une colle pour éviter les points de suture. Au troisième étage, Tilak développe des jeux médicaux pour assurer un meilleur suivi des maladies psychiatriques et ophtalmologiques.

S'attaquer aux problèmes insolubles

Autant de pépites rassemblées au fil des années par Bernard Gilly. Le président d’iBionext travaillait avant chez Sofinnova, la société de capital-risque spécialisée dans les sciences de la vie, "du côté sombre de la force" selon ses dires. Frustré de ne pas pouvoir s’impliquer davantage dans les start-up qu’il soutenait, il décide de se lancer dans "l’innovation de rupture." "Je dis toujours que ce sont des idées qui nous viennent à la fin de soirées un peu arrosées", plaisante-t-il, le regard pétillant derrière ses sobres lunettes rectangulaires.

Première question qui lui est venue au bout de la nuit : peut-on rendre la vue à un aveugle ? C’est ainsi qu’il commence par développer Pixium Vision, qui stimule la vision pour avoir une vision bionique aux patients qui ont perdu la vue. Puis GenSight, qui grâce à la thérapie génique, combat la neuropathie de Leber, une pathologie qui entraîne la cécité en quelques mois. Le modèle de développement de ces deux start-up a été totalement similaire. "Après avoir été financés par du capital-risque, il nous a très vite fallu beaucoup d’argent. Nous sommes alors allés sur Euronext et avons pu lever des fonds. Cela implique de vivre la vie d’une boîte côtée en bourse, avec des hauts et des bas."

Des financements toujours bien placés

Ce fonctionnement permet aux biotechs de se développer très rapidement. Créé en 2014, Gecko a annoncé début 2018 qu’il allait industrialiser ses polymères biocompatibles pour la reconstruction des tissus. Un résultat obtenu en seulement quatre ans. Le secret de Bernard Gilly ? Être le plus solide possible sur le plan scientifique avant de lancer des financements. "Cela nous a d’ailleurs permis de laisser certains projets de côté qui seraient tombés à l’eau quelques mois après avoir obtenu des soutiens."

Fatigué de "courir partout pour obtenir des financements", le scientifique de formation a fait appel à Alexia Pérouse. Cette ancienne de Sofinnova et d’Omnes Capital, spécialisée dans les investissements, est maintenant aux manettes du fonds. Car comme le rappelle Bernard Gilly, "le sourcing, ça ne se fait pas overnight." Comprenez : dénicher des technologies innovantes ne se fait pas en une nuit.

Ce matin, dans la cafétéria du rez-de-chaussée, Edouard Gasser, le directeur de Tilak, teste la dernière version de son jeu médical Odysight, destiné aux seniors qui perdent la vue, avant qu’il ne soit lancé sur Android et Apple. A quelques mètres de là, Didier Laurens, le directeur financier de Pixium Vision, inspecte son nouvel implant de 2x2 milimètres, comprenant 378 électrodes. Il teste leur durabilité dans un écosystème semblable à celui de l’homme.  

Un écosystème vertueux

Bernard Gilly et Alexia Pérouse misent sur un bon équilibre de cet écosystème qui se développe au sein de leurs locaux. Les laboratoires électroniques ou optiques sont sur place, le reste est sous-traité. Mais les sièges des entreprises, eux, ne sont qu’à quelques marches d’escaliers les uns des autres. "Ici, les équipes se croisent tout le temps. Je peux rencontrer les présidents des start-up tous les jours, organiser des petites conférences régulièrement. C’est mieux que de ne les croiser que pendant les boards, les réunions avec tout le conseil d’administration", explique Bernard Gilly.

Les jeunes sociétés installées ici seront peut-être bientôt rejointes par de nouvelles start-up, tout aussi innovantes. Il ne reste qu’à trouver un nom pour baptiser le nouveau fonds et convaincre les propriétaires du bâtiment de leur louer une plus grande surface.

 

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