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[Reportage] 8 start-up planchent sur l’usine 4.0 et la voiture de demain au salon Global Industrie

Marine Protais , ,

Publié le

Un hackathon organisé par l’accélérateur Arts et Métiers et quatre partenaires dont les industriels Hager et Novares se tient du 27 au 29 mars au salon Global Industrie à Villepinte (Seine-Saint-Denis). Huit équipes de start-up planchent pendant 48 heures non-stop sur les processus industriels du futur et la voiture de demain.

[Reportage] 8 start-up planchent sur l’usine 4.0 et la voiture de demain au salon Global Industrie
L'équipe d'Holomake a développé un dispositif de réalité augmentée pour aider les opérateurs.
© Marine Protais

Un vent de créativité souffle sur Global Industrie, salon dédié aux équipements industriels du 27 au 30 mars à Villepinte. Entre les machines-outils flambant neuves et les vitrines bien lustrées, une enclave accueille quelques tables rondes sur lesquelles sont éparpillés tasses de café vides, ordinateurs portables, fers à souder et plans de prototypes. Huit start-up y ont élu domicile pour 48 heures. Chaque équipe réalise un prototype qui sera présenté à un jury jeudi 29 mars à 12h00. Ce hackathon a été organisé par l’accélérateur d’Arts et Métiers en partenariat avec la chambre de commerce franco-allemande, le cabinet Agorize, le fabricant de matériels électriques Hager et l’équipementier auto Novares (ex Mecaplast).

Deux problématiques ont été soumises aux start-up, qui avaient le choix de répondre à l’une ou l’autre : la création d’un dispositif d’optimisation de la production ou l’élaboration d’une solution pour la voiture du futur.  "Nous avons reçu une centaine de dossiers et en avons sélectionné huit", précise Claude Duplaa, co-fondateur d’Arts et Métiers Accélération et coordinateur du hackathon.

Réalité augmentée pour aide à l’assemblage

Parmi les heureux élus : la société Holomake. Stéphane Weibel, l’un des trois fondateurs, observe l’air dubitatif un disjoncteur fabriqué par Hager posé sur une table. "Je ne sais pas comment on va démonter ça !", lance-t-il, inquiet, à son coéquipier. Leur mission : adapter leur technologie de réalité augmentée à l’assemblage des équipements Hager. Le dispositif d’Holomake, dont un prototype est installé sur le stand du hackathon, permet à l’opérateur de voir via un écran holographique fixé au-dessus du poste de travail la maquette 2D des pièces et leur position. L’image se superpose au plan de travail de l’opérateur. "Cela l’aide lorsqu’il est en train d’assembler des pièces ou de les placer dans une boîte par exemple. C’est particulièrement intéressant pour les lignes dont la production change régulièrement et sur lesquelles l’opérateur doit vite s’adapter", explique Sebastien Schneider, directeur technique d’Holomake. "Nous avons déjà détaillé six cas d’usage possibles pour Hager", indique-t-il en désignant des plans posés sur la table. "Maintenant il faut réaliser les maquettes numériques à partir des pièces, c’est du reverse engineering en quelque sorte."

Les équipes peuvent faire appel aux membres de l’équipe Hager présente sur le stand du hackathon, mais aussi aux "coachs" d’Arts et Métiers Accélération ou de l’Usine IO, autre partenaire du hackathon, qui a également mis à disposition des équipes et de petits équipements de production.

Solution anti-mal des transports

Deux tables plus loin, une autre équipe est elle aussi en train d’élaborer son prototype. Hubert Jeannin et son fils, Antoine Jeannin, tous deux co-fondateurs de Boarding Ring, s’appliquent à souder des fils électriques. "On relie une colonne de led à des capteurs", explique Hubert Jeannin. Cet imbroglio de fils ressemblera bientôt à une solution d’éclairage pour éviter aux passagers d’avoir la nausée en voiture. "Une centrale inertielle composée d’un accéléromètre, d’un gyroscope et d’un magnétomètre est reliée aux led. La lumière change selon les mouvements de la voiture, ses accélérations par exemple", détaille Antoine Jeannin. La lumière, qui apparaît dans le champ visuel du passager, correspond ainsi aux sensations de son oreille interne, assurent les entrepreneurs.

7 000 euros et 3 mois d’accompagnement

Les deux start-up lauréates recevront une bourse de 7 000 euros et trois mois d'accompagnement à l’accélérateur d’Arts et Métiers. Mais ce qui intéresse surtout Boarding light c’est le contact avec Novares, un industriel de l’automobile. "Notre solution a déjà été installée à bord d’Energy Observer, le bateau à hydrogène", explique-t-il. Mais la jeune pousse vise particulièrement l’auto. "Avec le développement des véhicules autonomes, les passagers ne seront plus forcément dans le sens de la marche et seront donc plus sujets au mal des transports", juge le co-fondateur. Le marché automobile c’est aussi ce que vise Eyeware, une start-up suisse, qui planche sur un dispositif permettant de suivre le regard du conducteur et prévenir les voitures aux alentours si le conducteur n’est pas attentif par exemple.

Aucune certitude toutefois de voir leur solution intégrée aux composants plastiques de Novares. L’équipementier automobile, tout comme Hager, n’a pas l’obligation de se servir des technologies lauréates. Chose souvent reprochée au hackathon, qui ne sont parfois qu’une campagne publicitaire pour les industriels. "Nos partenariats avec des start-up débouchent très souvent sur du concret", argumente la porte-parole de Novares, qui a créé un fonds d’investissement début 2018. "Nous avons embarqué des technologies de plusieurs start-up dans notre concept car, et nous sommes en train de signer un partenariat avec l’une d’elles."

Le concept car de Novares, présenté quelques jours plus tôt à Station F, est également présent sur Global Industrie. Nous retrouvons Boarding Ring devant. Hubert et Antoine Jeannin ont fixé leurs colonnes led sur les pieds (pièces en plastique qui encadrent les fenêtres) du concept car. "Nous sommes très intéressés par le prototype car c’est un dispositif très léger, Boarding Ring est allé à l’essentiel. C’est indispensable aujourd’hui dans la construction d’une voiture de ne pas ajouter trop de poids", note Luc Dornier, directeur développement produit chez Novares. Un bon point pour l’équipe de Boarding Ring. Reste à savoir si cela fera la différence. Résultat jeudi 29 mars à 18 heures.

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1 commentaire

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30/03/2018 - 11h37 -

Je ne mets plus de commentaire malgré mes connaissances en GPAO en automobile car rien est publié à chaque fois !!!
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