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Régionales 2015 : Bourgogne Franche-Comté, l’industrieuse

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Publié le

La Bourgogne et la Franche-Comté formeront ensemble la première région industrielle de France, au coude-à-coude avec l’Ile-de-France. Situé au cœur de l’Europe, ce territoire étendu et d’apparence cohérente demeure contrasté.

Terre d’industrie, la Bourgogne Franche-Comté est le berceau d’un des trois premiers sites industriels français. Employant plus de 9 960 salariés, PSA Sochaux à Montbéliard (Doubs) est le premier employeur de la grande région. À l’instar du constructeur automobile, de nombreux grands groupes sont implantés sur ce territoire dans lequel on dénombre 140 établissements de plus de 250 salariés. La Bourgogne Franche-Comté (2,8 millions d’habitants), si l’on en juge par le poids de son industrie, a donc tout d’une grande. Avec 187 000 emplois dans ce secteur primaire, soit 17,3 % des salariés, c’est la plus industrialisée des treize futures régions françaises.

Bourgogne et Franche-Comté mettent le turbo sur les transports

Activité historique, l’automobile occupe une place de choix dans l’industrie de la future région. Outre PSA, on retrouve côté bourguignon un autre poids lourd, FPT Powertrain Technologies (1 400 salariés), filiale de l’Italien Fiat, implanté à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) ainsi que tout un réseau de sous-traitants. Autres branches clés, communes aux deux entités : le transport et l’énergie. Là encore, la nouvelle région peut compter sur quelques fleurons comme General Electric, Areva, Michelin ou encore Alstom. Le géant ferroviaire conçoit des locomotives et motrices TGV à Belfort (Territoire de Belfort), des moteurs de tramway et de trains à Ornans (Doubs) et des bogies au Creusot (Saône-et-Loire).

La métallurgie reste le secteur numéro un. Elle emploie plus de 34 000 salariés au sein de la grande région. ArcelorMittal et sa filiale Industeel en sont les fers de lance. L’agroalimentaire réunit également la Bourgogne et la Franche-Comté autour d’une table. D’un côté le vignoble bourguignon et ses 100 prestigieuses AOC contribue au rayonnement international de la région, de l’autre le Comté franc-comtois, premier fromage AOP de France, est en régulière croissance.

Une recherche dynamique et cinq pôles de compétitivité

La recherche est en haut du tableau national. Avec 2,5 % du PIB régional (chiffres Insee 2012), elle bénéficie au nouvel ensemble qui se situera dans la moyenne française. Favorisée par le dynamisme des laboratoires privés, la recherche est à 85 % le fait de l’industrie. Cette industrie performante et innovante organisée en filières peut s’appuyer sur cinq pôles de compétitivité: Plastipolis (Jura), le Pôle de l’industrie nucléaire (Dijon), le Pôle véhicule du futur (Belfort), le pôle des Microtechniques (Besançon) et Vitagora (Dijon-Dole) pour le secteur agroalimentaire.

Au cœur de l’Europe, la position stratégique de la Bourgogne Franche-Comté est un atout. Avec 14 gares TGV, elle bénéficie du réseau ferré le plus dense de France. Bien développées, les voies de transport routier et ferroviaire rapprochent la région des grandes métropoles (Paris, Lyon, Strasbourg). À l’est, une bande frontalière de 240 kilomètres avec la Suisse, très attractive en termes de création d’emplois, joue un rôle structurant. La nouvelle grande région a une tradition d’exportation forte. L’excédent commercial de la Bourgogne et de la Franche-Comté (respectivement 1,2 milliard d’euros et 2,2 milliards d’euros) dénote avec le déficit de la balance commerciale française (61,2 milliards en 2013). Néanmoins, des chantiers restent à achever à l’exemple de la branche Est du projet LGV Rhin-Rhône.

Une grande région hypersensible aux crises

En période de crise, le poids de l’industrie dans l’économie de la région est un handicap. Celle de 2008 a provoqué la destruction de 43 000 emplois (chiffres Institut Montaigne) pour un taux de chômage qui affiche aujourd’hui 9,2 %. Seules les zones de Pontarlier (Doubs), proche de la Suisse, et de Lons-le-Saunier (Jura) ont gagné de l’emploi.

La Bourgogne Franche-Comté est vaste (47 800 kilomètres carrés) mais peu dense. Avec 59 habitants au kilomètre carré, elle se place 12e sur 13 régions. Dépourvue de métropoles - seules Dijon et Besançon ont plus de 100 000 habitants - elle souffre d’un fort déséquilibre territorial. À l’est, le Doubs, l’axe Dijon-Mâcon et l’aire urbaine Belfort-Montbéliard-Héricourt sont les plus actifs. À l’inverse, le flanc ouest est dégarni, l’Yonne et la Nièvre perdant de la population. Enfin, le nouvel ensemble a le PIB par habitant (25 876 euros) le plus faible de la France métropolitaine.

Lucie Thierry

Dijon, capitale régionale de raison

 

Le choix de la capitale régionale de Bourgogne Franche-Comté suit la tradition. Dans un article sur l’histoire des découpages régionaux de la France, les géographes Arnaud Brennetot et Sophie de Ruffray ont comparé 73 projets entre le milieu du XIXe siècle et aujourd’hui. Sur 47 propositions de capitales régionales, Dijon est citée 39 fois. Tout comme le maillage Bourgogne Franche-Comté, si la préférence pour Dijon est bien ancienne, elle est aussi logique.

Ville la plus peuplée du futur ensemble, la Cité des Ducs de Bourgogne compte 250 000 habitants à l’échelle de son agglomération et 400 000 avec l’aire urbaine. Sa concurrente, Besançon, plus étendue (65 kilomètres carrés contre 40 kilomètres carrés) rassemble 120 000 habitants, 250 000 avec l’aire urbaine. 17e ville de France, Dijon devient malgré tout la plus petite des capitales régionales. Première zone d'emploi de la nouvelle région, loin devant Besançon, Dijon compte 1 500 entreprises et 55 000 emplois de plus. Située au centre de la future grande région et à moins de deux heures de Paris, Dijon bénéficie aussi d’un emplacement privilégié. Elle est la seule des deux prétendantes à posséder un aéroport.

 

"Cela ne changera rien à la donne actuelle" "La grande région fait sens"

"L’opportunité de développer un écosystème numérique dynamique"

 


 

GILLES KOHLER

PDG du groupe Lisi, fabricant de solutions d’assemblage

PIERRE WORMS

président de la PME Franc-Comtoise de Confort, chauffage et climatisation. 

LAURENT PY

 fondateur de la start-up Hiptest


Cliquez sur un portrait pour découvrir le témoignage 

 

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1 commentaire

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24/11/2015 - 14h56 -

Petit correctif, l'agglomération bisontine (CAGB) compte 180 000 habitants et non pas 120 000 qui représente seulement la commune de Besançon.
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