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Recycler ses mégots, boire de l’air, construire des bâtiments en paille… le futur selon les jeunes ingénieurs français

Marine Protais ,

Publié le

Jeudi 21 octobre, la fédération Syntec Ingénierie remettait son Prix de l'ingénierie du futur 2016 avec pour thème "repenser les territoires". Le projet "Confort-Train" a obtenu les honneurs du jury, et "Borne to Recycle" ceux du public. L'occasion de revenir sur les projets des finalistes. Beaucoup recyclent ingénieusement de vieilles idées. 

Recycler ses mégots, boire de l’air, construire des bâtiments en paille… le futur selon les jeunes ingénieurs français
Le projet Epipleo
© Epipleo

Recycler ses mégots de cigarettes

Alice Comble, étudiante à Télécom Lille, est partie de ce constat : 19 000 tonnes de mégots de cigarettes sont jetés chaque année en France. "C’est le troisième déchet le plus toxique pour les océans après le matériel de pêche et les sacs plastiques. Un seul mégot pollue 500 litres d’eau", affirme la jeune femme. Les mégots sont difficilement recyclables, mais quelques entreprises comme TerraCycle ont récemment mis en place des procédés pour leur donner une seconde vie. Le projet "Borne to Recycle" propose d’ajouter un maillon à la chaîne de recyclage en installant des bornes de collecte dans les villes. Elles seront aussi des outils de sondages. Les réponses seront transmises à une base de données. Alice Comble a créé la start-up Greenminded pour développer son projet. L’entreprise se financera grâce à la location des bornes, la vente des mégots recyclés à des entreprises de recyclage, mais aussi la vente des données collectées. Le projet Borne to Recycle a reçu le prix du public.

Etre à l'aise dans le métro

"Comfort-Train" est le lauréat du Prix de l'ingénierie du futur. Un projet porté par Vivien Achet, Mohammed El Moumni, Alexandre Patry, Reda Rahal Sabir et Omar Lahlou de Paris Dauphine et de l’INP Bordeaux.Leur logiciel permet de récolter et d’analyser les données enregistrées par les caméras de surveillance à quais pour orienter les voyageurs vers la voiture la moins bondée. Les informations sont transmises aux usagers via une application à télécharger sur smartphone. Les étudiants du projet "Cosy metro", également candidats au Prix, ont eu une idée similaire : installer des caméras intelligentes qui comptent les personnes entrantes et sortantes du métro. Dans cette version, ce sont des spots lumineux rouge, orange et vert, qui indiquent le taux de remplissage du wagon.

Boire de l'air

Les étudiants de Centrale Lille ont imaginé un système permettant de récupérer de l’eau douce à partir de l’humidité dans l’air. La technologie, semblable aux "pièges à nuage", une technique datant des années 1960, se compose d’un récupérateur capable de forcer la condensation de l’eau présente dans l’air sous forme gazeuse. Les étudiants souhaitent tester leur prototype au Kenya. Ils se sont pour cela associés à l’association Nomade des Mers qui entreprend un tour du monde des innovations low-tech, écolos et peu coûteuses.

Se déplacer et vivre sur l’eau

L’eau a beaucoup inspiré les participants cette année. Les étudiants de Polytech Annecy-Chambéry et l'Université Savoie Mont-Blanc ont imaginé une navette naviguant entre le pôle Savoie Technolac et la ville d’Aix Les Bains via le Lac du Bourget. Pour le moment, un seul accès routier est disponible entre ces deux zones. Il est souvent congestionné et le relief ne permet pas de l'agrandir. Le projet Epipleo des étudiants de l’Insa et l’Ensa Lyon propose, quant à lui, la construction d’une plate-forme flottante comprenant logements, laboratoire, structures d’aquaponie… L’idée est de "reconnecter les villes avec leur fleuve".

Construire des bâtiments en paille

"La paille est un matériau biosourcé, ne nécessitant pas de transformation industrielle, peu cher et disponible en grande quantité", avancent les étudiants de l’Ensa et Centrale Nantes. C’est aussi un bon isolant thermique, résistant au feu." Malgré un regain d’intérêt pour ce matériau ces dernières années, il reste peu utilisé. En cause ? Le manque d’organisation de la filière. Les étudiants ont donc pensé à mettre en place une plate-forme numérique baptisée "MAPaille" permettant de connecter artisans, agriculteurs, architectes, et associations.

Prendre le téléphérique à la Défense

Le projet "Voyager à travers un ruban", au nom poétique quoiqu’un peu vague, entend installer un téléphérique à la Défense, du pont de Neuilly jusqu'au bord de la Seine à Nanterre. Un moyen de transport injustement délaissé selon les étudiants de Paris-Malaquais, l’Essec et Centrale Supélec. Ils espèrent ainsi désenclaver le quartier d'affaires et le rendre plus attractif. 
 

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