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Raffineries numériques

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Les entreprises citées

Si les data sont le pétrole du XXIe siècle, alors demandons-nous où sont les raffineries et qui les détient ? Quelles entreprises jouent un rôle équivalent à Total ou Shell dans ce nouveau secteur ? Qui fournit, comme Technip, CGG ou Vallourec, les technologies pour permettre à ces données brutes de se transformer en carburant, de produire de la valeur ajoutée ?

Lorsque l’on regarde de l’autre côté de l’Atlantique, la réponse est assez évidente. Aux États-Unis, les majors du numérique s’appellent Google, Amazon, Facebook, Apple, mais aussi Cisco ou Salesforce. En Chine aussi, elles ont un nom : Alibaba pour la plus connue, mais aussi Weibo, Huawei ou Xiaomi. Mais ici, en Europe, rien. Le néant. Le constat est dur, mais nous n’avons pas su faire émerger de major du digital sur le Vieux Continent. Tout juste avons-nous réussi à avoir quelques fournisseurs de niches comme Criteo.

Dans ce contexte, la saillie de Stéphane Richard (« L’Europe n’est pas le paillasson numérique de l’Amérique ») est surtout l’expression d’une grosse frustration, d’une forme d’impuissance face à une domination de fait des acteurs américains sur la sphère internet. Que cela plaise ou non au patron d’Orange, l’internet est un produit « made in USA », et non un bien de l’humanité. Il peut s’offusquer d’être pris pour un « paillasson numérique », mais s’il veut sortir de cet état, si l’Europe veut jouer un rôle éminent dans le digital, elle va devoir se doter d’une stratégie de conquête et investir massivement.

Investir massivement, cela veut dire dégager des milliards d’euros pour créer des champions du monde du numérique, des empires industriels dominants, comme l’a souligné à de nombreuses reprises Nicolas Colin, le cofondateur de The Family.

La bataille vous semble perdue ? Peut-être, si l’on cherche à imiter ce qui existe. Mais certainement pas si l’on tente d’anticiper la prochaine vague, celle des objets connectés. Sur ce créneau, l’Europe a beaucoup d’atouts : son savoir-faire dans le hardware, son excellence mathématique, ses ingénieurs très créatifs. La question est donc davantage celle de ses ambitions et des moyens qu’elle se donne (elle et ses entreprises) pour atteindre ses objectifs. Mais là, entre le discours et les actes, il y a un décalage important.

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