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L'Usine Aéro

Rafale diplomatiques

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Publié le

Rafale diplomatiques
Anne-Sophie Bellaiche

Le Qatar vient d’acheter 12 Rafale à la France et a posé une option pour 36 autres. Il l’a fait alors même qu’il n’a pas encore été livré du premier des 24 Rafale commandés en 2015 et qu’il a aussi acheté 36 F-15 à l’américain Boeing et signé une lettre d’intention pour 24 Typhoon d’Eurofighter. Ce petit pays du Golfe a-t-il vraiment besoin de tous ces avions ? Veut-il vraiment les déployer sur des théâtres d’opérations ? En réalité, plus que des avions, le Qatar s’achète des alliés. Soumis à un rude blocus diplomatique et économique emmené par l’Arabie saoudite et les Émirats, qui l’accusent de soutenir l’Iran et le terrorisme, il s’est lancé dans une quête effrénée de soutiens pour desserrer l’étau. Il a renforcé ses partenariats avec la Turquie et l’Iran. « C’est le retour de la diplomatie du chéquier. Le Qatar s’achète une influence politique avec des pays influents et est en train de reconfigurer tout son réseau d’approvisionnement », explique Karim Sader, politologue et professeur à l’université Saint-Joseph de Beyrouth, au Liban. La France, qui s’était rapprochée du Qatar depuis Jacques Chirac et avait encore resserré ses liens sous Nicolas Sarkozy, en profite pour assurer des débouchés à ses industriels. Cette proximité peut-elle dégrader la relation française avec l’Arabie saoudite, en pleine lune de miel avec les Américains, mais riche de marchés potentiels ? Pour l’instant, Emmanuel Macron mène un jeu habile entre les frères ennemis. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, soigne l’Arabie saoudite, le Président a passé deux jours dans les Émirats le mois dernier, se fendant d’une petite escale impromptue à Riyad et a invité le jeune prince héritier, Mohammed ben Salmane, à Paris début 2018. Paris tient un discours ferme vis-à-vis de l’Iran, mais soutient soigneusement l’accord nucléaire. Une stratégie d’équilibriste qui semble fonctionner pour l’instant. 

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