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L'Usine Aéro

Qui est Cimon, le nouveau compagnon des astronautes de l'ISS ?

Aurélie M'Bida , , , ,

Publié le , mis à jour le 16/11/2018 À 16H12

Images [ACTUALISE] Airbus Defence & Space et IBM ont développé un assistant digital pour la Station spatiale internationale (ISS) pour faciliter la vie des astronautes à bord et étudier l’interaction homme-machine dans l’espace. Après avoir rejoint l'espace en juin, "Cimon", sphère plastique imprimée en 3D dotée d’une intelligence artificielle, a accompli avec succès sa première mission spatiale.

Qui est Cimon, le nouveau compagnon des astronautes de l'ISS ?
Airbus Defence & Space et IBM ont développé un assistant digital pour la Station spatiale internationale (ISS) pour faciliter la vie des astronautes à bord et étudier l’interaction homme-machine dans l’espace.
© Airbus

Un ballon de gymnastique, de 5 kg environ, qui parle et flotte dans l'espace. Ce n'est pas un énième déchet spatial en orbite autour de la Terre mais un nouveau compagnon intelligent pour astronautes. Développé par Airbus en partenariat avec IBM, l'assistant digital Cimon (pour Crew interactive mobile companion) a pour mission d'apporter une aide aux spationautes à bord de la Station spatiale internationale (ISS), ce pour le compte de l'agence aérospatiale allemande (DLR). Cimon utilise la technologie d'intelligence artificielle Watson conçue par IBM.

Un tête à "tête" de 90 minutes

Airbus Defence & Space avait présenté ce démonstrateur le 26 février, avant de le faire participer, dans le cadre de tests dans l'atmosphère, à une campagne de vols paraboliques en mars. L'objectif était alors d'envoyer Cimon en apesanteur avec Alexander Gerst, l'astronaute allemand de l'agence européenne ESA qui l'a codéveloppé, au cours de la mission Horizons, partant au mois de juin vers l'ISS.

C'est désormais chose faite, se félicite Airbus dans un communiqué du 16 novembre. Cimon "a passé avec succès son baptême du feu dans l’espace. (...) Après le téléchargement du logiciel vers l’ISS, une mise à jour de CIMON, un contrôle audio et un test de la caméra de navigation, Alexander Gerst ne s’est pas contenté d’examiner son nouveau coéquipier artificiel, mais l’a enfin mis « en service »."

Le premier tête-à-"tête" entre l’astronaute allemand et son robot assistant autonome, "une première mondiale" selon Airbus, a duré 90 minutes. Pour démontrer ses capacités d’assistant, Cimon a reconnu son interlocuteur qu'il a enregistré en photo et vidéo avec ses caméras intégrées, puis notamment affiché sur son "visage", l'écran situé au centre de la boule, les instructions d’une expérience scolaire de cristallisation. Il a également testé ses capteurs ultrason, dont la fonction est similaire à celle de l’aide au stationnement d’un véhicule. L’astronaute a ensuite raccompagné son assistant dans le module Columbus.

Débouché institutionnel

"Premier système d'assistance au vol basé sur l'IA", selon Manfred Jaumann, le directeur Microgravity payloads d'Airbus cité dans le communiqué, Cimon sera à plus long terme capable de se déplacer seul, reconnaître les astronautes, échanger et leur servir de véritable appui à bord. "L'intelligence artificielle donnée à cet engin doit lui permettre de s'adapter, de chercher des solutions, de développer des aspects psychologiques pour établir une interaction avec un humain", explique à L'Usine Nouvelle le porte-parole du géant européen Airbus.

Composée de plastique et de métal, la structure complète de Cimon a été créée grâce à l’impression 3D. Il a été conçu pour faciliter le travail quotidien des astronautes, notamment en affichant les procédures, ou pour solutionner des problèmes, grâce à son réseau IA neuronal et sa capacité à apprendre. Ce "ballon flottant", plus indispensable que le Wilson de Tom Hanks dans le film "Seul au monde", devrait simplifier le travail quotidien des astronautes dans la réalisation des tâches routinières, accroître leur efficacité, contribuer au succès de la mission et améliorer la sécurité, en servant également de système d’alerte en cas de problème technique.

Pour l'heure Airbus entrevoit un débouché institutionnel pour Cimon, qui a été développé pour la DLR. Mais il est probable qu'il inspire d'autres agences spatiales autour du globe: Esa, Cnes voire Nasa, explique-t-on chez Airbus. Aucune visée commerciale "grand public" n'est au programme pour le moment.

"Avec CIMON, c’est une vision d’Airbus qui est devenue réalité. Il représente une avancée considérable pour le vol spatial habité, réalisée grâce à la coopération avec nos partenaires. Nous avons avec CIMON jeté les bases du développement de systèmes d’aide sociaux pouvant être utilisés dans des conditions extrêmes", estime Till Eisenberg, responsable du projet CIMON au sein d’Airbus, dans le communiqué du 16 novembre.

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