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Quelles entreprises françaises ont dû fermer leurs usines en Chine "jusqu'à nouvel ordre" à cause du coronavirus ?

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A Wuhan voire dans plusieurs zones en Chine, l'industrie est mise à l'arrêt. Par crainte d'une propagation de l'épidémie de coronavirus, de nombreuses entreprises, notamment françaises, sont contraintes de laisser leurs sites de production fermés, en attendant un feu vert des autorités chinoises.

Quelles entreprises françaises ont dû fermer leurs usines en Chine jusqu'à nouvel ordre à cause du coronavirus ?
La troisième usine de la coentreprise entre le constructeur chinois Dongfeng et le Français PSA, lors de son inauguration en 2013.
© PSA

L'épidémie de coronavirus se propage, avec près de 7 700 personnes contaminées et 170 morts selon un bilan très provisoire établi jeudi 30 janvier. L’épicentre de l’épidémie serait situé dans un marché de fruits de mer de Wuhan, une ville de 11 millions d’habitants située dans le centre de la Chine. Un véritable bastion industriel, y compris pour les grands groupes français, désormais placé en quarantaine pour éviter une grave crise sanitaire mondiale.

Le rapatriement de Français

Près de 100 entreprises françaises sont ainsi installées à Wuhan, dont 40 % dans le secteur automobile. Une concentration de constructeurs et d’équipementiers qui a valu à la ville le surnom de “Detroit chinoise”. On y retrouve ainsi Faurecia, Plastic Omnium, PSA, Renault et Valeo.

Le rapatriement par avion des Français installés à Wuhan souhaitant rentrer dans l'Hexagone est imminent. Des employés du groupe automobile PSA sont notamment concernés. 38 personnes expatriées, familles comprises, devaient rentrer en France "dans le cadre du rapatriement organisé par le consulat de France", a expliqué le 29 janvier un porte-parole de l'entreprise. "Six autres salariés français sous statut local seront également rapatriés en France".

Quelles usines sont concernées ?

Qu'en est-il des usines? De nombreux sites de production étaient déjà actuellement ralentis ou fermés, en raison des congés annuels du Nouvel An chinois. Ces derniers ont d'ores et déjà été repoussés jusqu'au 2 février par le gouvernement chinois. Mais plusieurs entreprises ont été contraintes d'en repousser l'ouverture. Ainsi en est-il de PSA, qui compte trois usines à Wuhan pour 2 000 employés et une capacité de production de 750 000 unités par an, avec son partenaire chinois Dongfeng. "La reprise de la production, qui était prévue lundi 3 février, après les vacances, est suspendue à une autorisation des autorités chinoises", précise son porte-parole.

Le spécialiste français de l'électroménager Seb est également coincé. Son usine dans la province de Wuhan-Hubei est fermée en raison du Nouvel An chinois et va le rester "jusqu'à nouvel avis des autorités". L'entreprise précise qu'elle ne compte aucun expatrié sur le territoire chinois. "Jusqu'à présent, aucun de nos employés n'a été déclaré malade", ajoute SEB qui a mis en place un système de suivi de l'état de santé des employés.

Des cas non isolés

De grands industriels étrangers ont été contraints à faire de même. Le constructeur automobile japonais Toyota avait annoncé le 29 janvier prolonger la suspension de la production de ses usines d'assemblage en Chine jusqu'au 9 février inclus. Idem pour son concurrent allemand Volkswagen, présent dans le pays via les usines de ses coentreprises avec le chinois FAW et le groupe étatique SAIC. Le calendrier est identique pour les sous-traitants chinois du géant américain de l'électronique Apple. En attendant d'en savoir plus sur la propagation de l'épidémie.

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