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Quatre secteurs industriels touchés par l’élection de Donald Trump

Arnaud Dumas , ,

Publié le

L’arrivée de Donald Trump à la Maison blanche le 20 janvier prochain risque de se traduire par un ralentissement économique des Etats-Unis, selon une étude de Natixis. Certains secteurs industriels pourraient tirer leur épingle du jeu, comme celui des énergies fossiles, tandis que d’autres pâtiront de la politique protectionniste prônée par le républicain.

Quatre secteurs industriels touchés par l’élection de Donald Trump © Flickr - Michael Vadon - c.c

L’élection du nouveau président des Etats-Unis fera des gagnants et des perdants. Les économistes des banques ont déjà commencé à étudier l’impact de la politique de Donald Trump sur plusieurs secteurs économiques.

L’économie américaine devrait globalement pâtir de l’arrivée du candidat républicain à la Maison blanche. Son programme protectionniste implique notamment des augmentations de droits de douanes pour les marchandises en provenance de certains pays comme la Chine, ou encore la révision d’accords de libre-échange. Cette politique, si Donald Trump la met en œuvre, engendrerait un effet inflationniste sur les prix et un ralentissement de la croissance économique.

Natixis prévoit ralentissement de la croissance du PIB à 1,2 % en 2017 (après 1,5 % en 2016) et à 0,4 % en 2018. Les banques européennes ayant une forte activité en Amérique du Nord en souffriraient particulièrement, du fait d’une baisse de leur activité, d’un coût du risque plus élevé, etc. Selon Natixis, une remontée des taux d’intérêt ne suffirait pas à enrayer l’impact de la faiblesse de la croissance.

Le BTP soutenu par les projets d’infrastructures

Certains secteurs économiques pourraient mieux s’en tirer. Donald Trump n’a pas chiffré son projet d’investissement dans les infrastructures américaines, contrairement à Hillary Clinton. Mais le prochain président a, tout au long de sa campagne, déclaré vouloir soutenir ce secteur. Ne serait-ce que par la construction du fameux mur entre les Etats-Unis et le Mexique.

Au total, les prévisionnistes de la banque Natixis envisagent un impact positif du programme du républicain sur le PIB américain. En fonction de leur exposition sur ce marché, des acteurs du BTP pourraient donc voir une augmentation de leur marge, modélisée par la banque.

Les sociétés françaises Vicat et Colas enregistreraient une faible augmentation de leur Ebitda, respectivement de 0,6 % et 1 % en 2017 et 2018. L’allemand Heidelberg Cement et l’irlandais CRH s’en sortiraient beaucoup mieux. Heidelberg Cement pourrait bénéficier de 3,1 % d’augmentation de son Ebitda en 2017 et 4,4 % en 2018. CRH pourrait voir son Ebitda croître de 9,5 % en 2017 et 11 % l’année suivante.

Les brasseurs défavorisés

Le marché nord-américain représente une importante réserve de rentabilité pour les producteurs de bière européens. Selon l’étude de Natixis, le belge AB Inbev 36 % de son chiffre d’affaires aux Etats-Unis et au Mexique, le néerlandais Heineken, 25 %.
Le programme de Donald Trump serait cependant nettement défavorable au Mexique (renforcement du protectionnisme, construction du mur, etc.). Les économistes de Natixis envisagent même un risque de récession de 2,1 % de l’économie mexicaine à horizon 2017.
De quoi inquiéter les brasseurs européens. Notamment AB Inbev pour qui le Mexique représente le marché à la plus forte rentabilité opérationnelle dans ses résultats.

L’industrie pharmaceutique favorable aux républicains

Le programme de Donald Trump était largement favorable aux industriels de la pharmacie, selon l’enquête de Natixis. Les grandes entreprises pharmaceutiques européennes réalisent en moyenne 40 % de leur chiffre d’affaires aux Etats-Unis, l’un des plus gros marché au monde.

Le prochain président des Etats-Unis s’est prononcé pour une libéralisation du marché, notamment en envisageant le retrait de l’Obamacare. Tandis qu’Hillary Clinton prévoyait quant à elle des mesures conduisant à réduire le prix de certains médicaments. Les groupes pharmaceutiques devraient donc largement bénéficier de l’élection du républicain.

Le climat, grand perdant

Les positions de Donald Trump sur le réchauffement climatique ne laissent pas de place au doute. Son élection marque le retour des climato-sceptiques à la tête de la première économie mondiale. Donald Trump envisage ainsi de revenir sur la participation américaine à l’accord de Paris visant à contenir le réchauffement climatique sous la barre des 2°. Cela devrait prendre quelques années avant de pouvoir détricoter l’accord, selon les analystes de Natixis, mais le message est lancé.

Donald Trump fait la part belle aux énergies fossiles dans son programme. Il prévoit de relancer l’exploitation du charbon ou encore le projet d’extension de l’oléoduc Keystone XL. Le prochain président s’oppose par ailleurs à la création d’une taxe carbone. Les industriels du pétrole et du gaz devraient donc être favorisés par l’élection de Donald Trump.

A l’inverse, il envisage de réduire le soutien du gouvernement aux énergies renouvelables et de remettre en cause les décisions de l’agence américaine de protection de l’environnement (EPA, Environmental protection agency).

 

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