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L'Usine Aéro

Qu'est-ce que l'IXV, la navette spatiale que teste l'Europe ?

Hassan Meddah , , ,

Publié le , mis à jour le 09/02/2015 À 11H30

L'Agence spatiale européenne (ESA) s'apprête à lancer l'IXV (Intermediate experimental vehicle) mercredi 11 février, après un délai de 4 mois par rapport à la date originellement prévue. L'Usine Nouvelle avait couvert cette navette spatiale européenne expérimentale dans un dossier sur les projets fous de l'industrie. Ce projet ambitieux testera en conditions réelles les technologies de rentrée atmosphérique développées par les industriels européens.

Qu'est-ce que l'IXV, la navette spatiale que teste l'Europe ? © ESA

Des fusées, des satellites, un vaisseau capable de ravitailler la station orbitale… Il ne manque plus à l’Europe qu’une technologie critique : la capacité de faire revenir un vaisseau sur Terre. En maîtrisant la fameuse rentrée atmosphérique, les Européens s’offriraient la possibilité de ramener des échantillons de planètes et de rapatrier des astronautes depuis l’espace.

Diaporama : ces projets qui font rêver l'industrie

Un premier pas sera franchi en octobre. La fusée Vega lancera, depuis Kourou, l’IXV (Intermediate experimental vehicle), un démonstrateur conçu et assemblé par Thales Alenia Space dans son usine de Turin. Quand il entrera dans l’atmosphère à 120 km d’altitude, à la vitesse de 7,7 km/sec, l’IXV devra résister à une température de 1 600 °C avant de terminer sa course dans l’océan Pacifique.

Pour répondre à ce défi, les industriels ont poussé leurs technologies à leurs limites. Herakles, la filiale de Safran qui fabrique les tuyères du moteur d’Ariane, a conçu les pièces les plus sollicitées par l’échauffement : la pointe avant de l’appareil et les tuiles thermiques du fuselage ventral. "Nous avons développé des pièces de formes complexes en composites à matrice céramique, un matériau que l’on utilise déjà sur les avions de combat mais à des températures deux fois moindres", souligne-t-on chez Safran.

Le design, confié à Dassault Aviation, s’est également révélé exigeant : l’IXV doit être aussi manœuvrable que les anciennes navettes américaines… sans avoir d’ailes ! "La forme retenue devait permettre de dissiper la chaleur, tout en bénéficiant de suffisamment de portance", explique Jean-Pierre Tribot, à la direction générale technique de l’avionneur. Le vaisseau est dirigé par les deux gouvernes arrière qui, en fonction de leur inclinaison, permettent d’orienter le vaisseau avec une grande précision.

Hassan Meddah

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