Primaire, ces entrepreneurs derrière Arnaud Montebourg

Pour  sa campagne, Arnaud Montebourg a agrégé à ses côtés un petit groupe d’entrepreneurs, des dirigeants de PME, d’ETI et de start-up. A leur tête Jacques Schaffnit, consultant, ancien président d’Ascometal et ex de Valeo et Hutchinson. Ils adhèrent plus à l’homme et à ses valeurs qu’à son corpus programmatique dans le détail. 

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Primaire, ces entrepreneurs derrière Arnaud Montebourg
Jacques Schaffnit, actuel président de RFS, bref président d’Ascometal et ex de Valeo et Hutchinson

"Arnaud est volontaire et énergique. Il a des idées de gauche mais le plus important c’est sa volonté de faire, de changer les choses", s’enthousiasme Jacques Schaffnit, consultant depuis qu'il a quitté la présidence de RFS et responsable du cercle des entrepreneurs d’Arnaud Montebourg. Dans sa croisade pour le made in France et l’industrie, l’autoproclamé "candidat du travail", ex ministre de l’industrie, a réussi à convaincre un certain nombre de dirigeants d’entreprise.

Parmi eux on compte, au-delà de Jacques Schaffnit qui est le responsable de ce petit groupe : Jean-Marc Barki, président de la PME Sealock (et membre de croissance plus), François Moulias, PDG de la société d’article de décoration SIA , Rami Zouaoui, le fondateur de la start-up linkstarters, Rémy Tannberger, le repreneur de l’entreprise de munitions Manurhin, Michel Piloquet, promoteur immobilier et trésorier de la campagne, un banquier d’affaires et quelques autres qui ne souhaitent pas donner leur nom.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Ils le rejoignent d’abord sur le diagnostic. Jacques Schaffnit rencontré par Arnaud Montebourg au moment du sauvetage d’Ascometal (il en a été le président de 2013 à 1014) se révolte contre le manque de patriotisme économique. "J’ai moi-même constaté dans mon expérience professionnelle que cette préoccupation était étrangère aux acheteurs français. Ils n’ont pas de scrupules à prix quasiment égal à donner le marché à des PME étrangères. A l’inverse je me suis fait éliminer d’appels d’offres de donneurs d’ordre allemands au profit de PME allemandes. Il s’insurge aussi comme le ministre contre l’abandon de certains fleurons français : Fallait-il laisser Nokia racheter ce qui restait d’Alcatel ? Il faut défendre nos capacités industrielles, nous sommes un pays d’innovation." Jacques Schaffnit est aussi séduit par la dynamique entrepreneuriale qu’Arnaud Montebourg veut susciter et accompagner dans le pays. "C’est un beau métier que d’être chef d’entreprise mais il y a encore des blocages dans le pays."

Sur les solutions préconisées par leur champion, les chefs d’entreprises apprécient en particulier l’idée de réorienter une partie de l’épargne de l’assurance-vie sur l’investissement dans les entreprises pour financer mieux les projets. Même s’ils ne voient pas très bien comment légiférer sur la question de l’achat français.

Mais le cercle est aussi là pour alimenter le candidat en propositions. "Par exemple, il est très important de permettre au créateur ou repreneur d’entreprise d’accéder au chômage en cas d’échec, car cette perspective favoriserait l’initiative et la prise de risques", explique jacques Schaffnit. En attendant, c’est avant tout l’homme qu’ils soutiennent. Et il suffit de voir ce dernier, en conférence de presse, défendre avec enthousiasme l’indexation des salaires sur les hausses de productivité en citant les détails techniques d’un nouvel outil imaginé par les salariés d’Airbus pour accélérer les cadences, pour comprendre comment la séduction a pu opérer sur des professionnels. Au-delà du volontarisme, les mesures du programme permettront-elles de redresser la France, ces entrepreneurs semblent décider à le croire.

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS