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[Prélèvement à la source] Pierre Gattaz propose un moratoire, le gouvernement dit non

Sylvain Arnulf , , ,

Publié le , mis à jour le 27/03/2018 À 06H34

Vidéo Invité du Grand Jury RTL Le Figaro LCI, l’actuel président du Medef Pierre Gattaz a demandé une nouvelle fois un report d'un an la mise en place du prélèvement à la source, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier 2019. Une requête rejetée par Gerald Darmanin, ministre des Comptes publics, à l'occasion du premier comité de pilotage de cette mesure qui se tenait le 26 mars.

[Prélèvement à la source] Pierre Gattaz propose un moratoire, le gouvernement dit non
Pierre Gattaz, président du Medef.
© Guittet Pascal Guittet Pascal

La mise en place du prélèvement à la source au 1er janvier 2019, le Medef n’en veut pas. Le président de l’organisation patronale l’a redit le 25 mars 2018 lors du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI. Il craint l’effet psychologique de la baisse du salaire net de 10% induit par cette mesure. "Un salarié qui touche 2000 euros de brut va se retrouver avec 1500 ou 1600 de net affiché, car l’impôt aura été prélevé. Son voisin, décolleteur régleur, lui aussi 2000 euros, touchera toujours cette somme car son imposition est différente. On va se retrouver avec des salariés qui diront : ‘j’ai 10% en moins, 20% en moins, mon collègue n’a eu que 5%de moins seulement : je crains qu’on ait un gros problème psychologique à gérer", explique-t-il.  "L’effet peut être récessif, avec un impact sur la consommation, le pouvoir d’achat... Et on va transformer les entreprises en collecteurs d’impôts, conseillers auprès des salariés…"

"Un an supplémentaire" pour plus de préparation

Le patron des patrons craint une réforme lancée de façon "brutale , sans préparation". "Je demande un moratoire, pour que l’on puisse beaucoup mieux préparer ce sujet. Nous sommes en convalescence économique aujourd’hui, il faut garder la confiance des chefs d’entreprise. Il serait intéressant de décaler la mesure d’un an pour pouvoir mener des tests supplémentaires". Pierre Gattaz cite le cas des professionnels aux rémunérations variables, comme les commerçants, qui risquent de poser problème, et craint les effets d'une réforme mal préparée, qu'il compare à celle du RSI.

Pas de quoi cependant convaincre Gerald Darmanin de reculer. A l'occasion du premier comité de pilotage de cette mesure, qui se tenait le 26 mars, le ministre des Comptes publics a ainsi exclu tout nouveau report. La date du 1er janvier 2019 reste donc d'actualité.

 

Revoir l'interview de Pierre Gattaz :

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