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L'Usine Aéro

Pourquoi 2013 sera une année Airbus

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Les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour Airbus.  Pour l’industriel européen qui dévoile ses résultats commerciaux le 17 janvier, 2012 fut une année mitigée puisqu’il a perdu le match des commandes face à Boeing. Mais 2013 devrait être tout à fait différente. Les 12 prochains moins ont toutes les chances de donner naissance à un excellent cru pour l’avionneur du Vieux continent.

Pourquoi 2013 sera une année Airbus © Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Il y a les années Boeing et les années Airbus. Si 2012 fut incontestablement plutôt favorable à l'américain, 2013 devrait être, elle, une allée triomphale pour l'avionneur européen. En ce début d'année, il a déjà engrangé près de 165 commandes (essentiellement des A320 neo) et s'il continue sur un tel rythme mensuel, il pourrait terminer l'année avec un carnet de près de 2 000 aéronefs ! Le double de l'année dernière…

L'avenir nous dira si ce calcul est juste. Mais ce que l'on peut dire aujourd'hui, c'est que la conjonction des astres de l'aéronautique lui est favorable. D'abord, parce que les années impaires sont traditionnellement porteuses pour Airbus.

Le constructeur franco-allemand dispose en effet ces années-là d'un show-room géant avec le salon de l'air et de l'espace qui se tient au Bourget au mois de juin. Il peut y faire venir ses clients des quatre coins du monde et faire la démonstration de sa puissance. Si nous étions au foot, c’est un peu comme si les années impaires, Airbus jouait toute sa saison à domicile.

Deuxième élément favorable à Airbus : son empreinte industrielle. Longtemps concentrée en Europe, elle s'est étoffée avec une usine à Tianjin en Chine et une - en cours de construction - à Mobile en Alabama. Ces deux implantations supplémentaires lui permettent de vendre ses avions au meilleur prix.

Elles lui permettent de "dollariser" une grande partie de ses coûts sans se soucier du taux de change euro-dollar. Rappelons le théorème Gallois en la matière : une baisse de 10 centimes en faveur du dollar, c'est 1 milliard d'euros de manque à gagner pour Airbus et sa maison mère EADS. En développant sa présence en Asie et aux Etats-Unis, il préserve donc ses marges.

Enfin, le troisième et dernier élément qui place 2013 sous les meilleurs auspices pour Airbus, ce sont les déboires de Boeing. L'avionneur américain est sous le coup d'une enquête de l'agence américaine du transport la FAA suite aux problèmes de son avion composite, le 787. L'industriel américain avait réussi à régler ses problèmes de supply-chain et de production pour cet avion jamais réalisé. Il semble que sa fiabilité ne soit pas tout à fait au niveau attendu.

Ce qui risque de peser sérieusement sur les ventes de Boeing et de profiter à son concurrent européen. 2013 sera bien placé sous le signe d’Airbus.

Retrouvez toutes les nouveautés du salon du Bourget 2015 sur L’Usine Nouvelle.  

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