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Pour faire décoller ses Flybus, la start-up française SeaBubbles s'entoure d'investisseurs étrangers

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le

Images SeaBubbles, la start-up française de taxis volants, passe aux mains d'investisseurs étrangers. Des Suisses, Suédois et Américains seront désormais actionnaires majoritaires au sein de l'entreprise. Mais l'entreprise reste - pour l'instant - basée en France.

Pour faire décoller ses Flybus, la start-up française SeaBubbles s'entoure d'investisseurs étrangers
Après les taxis volants Sea Bubbles, la start-up française veut passer à la vitesse supérieure avec des Fly Bus.
© Sea Bubbles

Les co-fondateurs de la start-up française de bateaux-taxis volants SeaBubbles vont céder leurs parts à des investisseurs étrangers. "Une des plus grandes banques de conseil suisse à Genève", des investisseurs suédois et américains possèderont 66 % de l’entreprise, confirme à L’Usine Nouvelle Alain Thébault, un des fondateurs avec Anders Bringdal. La MAIF et le fonds Partech subsistent au capital, tandis que Alain Thébault et Anders Bringdal se maintiennent à la barre de la start-up d'une petite vingtaine d'employés. La société reste installée en France, ont-ils précisé.

Ces investissements vont permettre de développer le second projet de SeaBubbles : le Flybus, le bus-volant aux plus grandes capacités. "Je me suis toujours dis que dès que SeaBubbles sera lancé, nous ferons plus grand", détaille Alain Thébault, avant d’ajouter, que le premier Flybus devrait voir le jour avant l’été. Le bateau devrait atteindre les 35 noeuds.

"Pas assez fluide en France"

Pour le cofondateur, les fonds étrangers étaient nécessaires pour développer l’entreprise et les ventes. Il regrette que la France soit un pays à l’administration compliquée, "ce n’est pas assez fluide en France", ajoute-il. "A l’opposé, à Dubaï, la RTA (Roads and Transport Authority), nous a dit "il n’y a pas de règle". 

La bulle de SeaBubbles est aussi grande qu’une voiture familiale, avec cinq places à l’intérieur. Son système électrique de conduite de 20 kilowatt alimente deux hélices sous la surface. Lorsque la vitesse atteint les 13 km/h, les foils soulèvent le tout 40 centimètres hors de l’eau, pour atteindre une vitesse maximale de 28 km/h. Le produit final devrait être plus rapide, avoir une meilleure autonomie et se charger en 35 minutes.

Pour l’instant quatre commandes de bateaux-taxis ont été réalisées par les Etats-Unis et 10 commandes par la France. La production est lancée et le premier bateau devrait sortir autour de juillet. "Ensuite, nous visons un rythme de production d’un bateau par semaine", précise Anders Bringdal.

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