Pour Christophe Sirugue "l’Etat n’est pas une banque, ni un industriel"

Pour le secrétaire d’Etat à l'industrie Christophe Sirugue, l’Etat doit défendre un horizon long terme et ne pas se contenter de voler au secours de tous les sites en difficulté

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Pour Christophe Sirugue

L’Etat a son rôle à jouer en matière de politique industrielle. Lors des Assises de l’industrie, organisée par l’Usine Nouvelle le 3 novembre, le secrétaire d’Etat à l’industrie, le secrétaire d’Etat à l’industrie Christophe Sirugue estime que "l’Etat doit avoir un horizon de long terme et ne pas seulement intervenir sur telle ou telle difficulté ". "L’Etat n’est pas une banque ni un industriel, c’est le ciment qui doit réunir les acteurs d’une filière", précise le secrétaire d’Etat pour qui "chacun doit tenir sa place et uniquement sa place".

Christophe Sirugue estime que la défense de l’industrie passe par l’échelon local et européen. "L’industrie a été dans l’histoire un des éléments de construction de notre pays. Soutenir notre industrie, c’est soutenir un territoire", rappelle-t-il.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

L’Etat est légitime à agir pour soutenir la modernisation de l’industrie, en particulier via l’industrie du futur. "La révolution numérique est source d’une opportunité unique pour la France", estime le ministre, en rappelant que la transformation digitale "réduit l’effet d’une main d’œuvre plus coûteuse" et "change le facteur temps" en raccourcissant les délais.

Deux nouveaux plans d'actions

La baisse des coûts du travail engagée par le CICE a déjà permis de regagner en compétitivité coût, se félicite le secrétaire d’Etat. Christophe Siruge a aussi défendu la "cohérence" de la politique industrielle menée depuis 2012 et la mise en place de Nouvelle France industrielle Pour aider les entreprises à moderniser leurs outils de production, il a aussi nommé 13 ambassadeurs à l’industrie.

Une enveloppe de 100 millions d’euros a été débloquée dans le cadre du programme d’investissement d’avenir 3, qui doit être adopté d’ici fin 2016 a été sécurisé pour adapter les besoins de qualifications à l’industrie du futur. Deux "plans d’actions" doivent aussi être lancés prochainement pour soutenir l’internet des objets et la fabrication additive, a annoncé le secrétaire d’Etat. "Les aides ne peuvent pas être tout", estime Christophe Sirugue. Mais elles doivent être "une prise de conscience" pour les entreprises.

Partager

PARCOURIR LE DOSSIER
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS