Pollution aux particules, le service minimum

La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé que les procédures seront facilitées pour pouvoir mettre en place plus rapidement la circulation alternée.

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Pollution aux particules, le service minimum

C’est ce qui s’appelle faire de la politique. Alors que l’on apprenait que près d’un million de voitures Volkswagen circulent en France avec un logiciel trompeur, Ségolène Royal a choisi de ne pas parler du diesel.

La ministre de l’Ecologie, qui a présenté mercredi 30 septembre en conseil des ministres, une communication sur la qualité de l’air, a préféré annoncer un assouplissement des conditions de mise en œuvre de la circulation alternée dans les villes dès l’annonce d’un épisode de pollution.

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"Désormais, les décisions pourront être prises dès qu’il y a l’alerte de pollution et plus seulement lorsqu’on constate la pollution", a expliqué la ministre sur France 2. Et pour faire bonne mesure, un comité local rassemblant des élus, des associations et des citoyens "donnera son avis et sera associé à cette décision". Ce qui ne manquera pas de satisfaire la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui s’était opposée à la ministre, en mars dernier, lors de l’épisode de pollution aux particules dans la métropole parisienne.

Malheureusement, la circulation alternée est un pis-aller. Elle a été mise en place trois fois en dix-huit ans dans la capitale, en 1997, 2014 et 2015. En 2014, Airparif, l’agence de surveillance de l’air en Ile-de-France, avait calculé que cette mesure avait permis de réduire la concentration de particules de seulement 6 %. La pollution aux particules provient du trafic automobile mais aussi de l’industrie, de l’agriculture et du chauffage.

Dans sa communication en conseil des ministres, Ségolène Royal a confirmé la création d’une aide de 1 000 euros aux ménages qui remplaceront leur vieil appareil de chauffage au bois, vieux poêle ou foyer ouvert, par un matériel plus performant. Et une enveloppe de 10 millions d’euros sera débloquée pour faciliter les techniques d’épandages plus vertueuses et l’usage de pesticides moins polluants. C’est peu pour changer la donne dans les grandes plaines du Bassin parisien !

Rien, par contre, pour réduire l’écart entre la fiscalité du diesel et celle de l’essence. Alors que l’affaire Volkswagen a relancé les questions sur la dangerosité du diesel, on rappellera que près de 200 villes en Europe interdisent d’ores et déjà les véhicules les plus polluants et/ou restreignent la circulation automobile dans leur centre-ville. Les premières mesures du plan anti-pollution adopté par le Conseil de Paris en février dernier ne s’appliquent que depuis le 1er septembre…

Pascal Gateaud

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