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L'Usine Santé

Poietis reconstitue de la peau humaine

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Poietis reconstitue de la peau humaine © Poietis

Une peau humaine imprimée en 3D, de la science-fiction ? Non, l’innovation de Poietis. La start-up de Pessac, en Gironde, a développé une imprimante 3D laser capable d’imprimer des tissus humains à partir de cellules. Sa peau Poieskin vient d’être commercialisée fin janvier. Poietis la vend aux laboratoires pharmaceutiques et entreprises cosmétiques afin qu’ils testent leurs nouveaux produits.

"Poieskin est notre produit standard, mais nous faisons aussi du codéveloppement avec les industriels pour élaborer des tissus sur mesure", détaille Bruno Brisson, cofondateur de la start-up. Comme avec L’Oréal pour qui Poietis a mis au point un follicule de cheveux. L’aventure de Poietis a commencé dans les laboratoires de l’Inserm à Bordeaux en 2005. Le chercheur Fabien Guillemot y développe les premiers systèmes de bio-impression laser. Après près de dix années de recherche, il croise la route de Bruno Brisson, serial entrepreneur de la biotech devenu consultant. Les deux hommes fondent Poietis en 2015. "Nous nous sommes rendu compte que les peaux bio-imprimées suscitaient un fort intérêt de l’industrie de la cosmétique, surtout depuis l’interdiction des tests sur animaux en 2013", raconte Bruno Brisson.

Aujourd’hui, Poietis emploie 25 salariés. La jeune pousse s’apprête à boucler sa seconde levée de fonds pour développer la troisième génération de sa machine laser, mais aussi des applications cliniques pour ses tissus bio-imprimés. "D’ici trois à cinq ans, nous espérons développer des pansements cellulaires sur mesure pour un patient donné à implanter par-dessus une cicatrice", détaille Bruno Brisson. Pour cela, la start-up doit rendre ses machines compatibles avec le cadre clinique, en réduisant notamment au maximum les procédés manuels.

L’innovation

Des tissus humains comme de la peau fabriqués par impression 3D grâce à une bio-imprimante laser éjectant 10 000 gouttes par seconde. Le contrôle de la vitesse d’éjection, de la taille des gouttes et du nombre de cellules contenues permet d’agencer précisément les cellules pour obtenir des structures très proches des tissus humains.

 

L’opportunité

Le marché de la bio-impression a atteint 100 millions de dollars en 2015 selon P & S Research, et devrait croître de 30 à 40 % tous les ans, porté particulièrement par l’impression de tissus.

 

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