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Pernod Ricard : un plan d’économies pour retrouver la croissance en 2015

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Attendu depuis plusieurs semaines, le plan d’économies "Allegro", a enfin été détaillé par le groupe Pernod Ricard. Maximiser le potentiel de croissance et améliorer l’efficacité opérationnelle sont les mots d’ordre de ce projet qui entraine la suppression de 900 postes dans le monde.

Pernod Ricard : un plan d’économies pour retrouver la croissance en 2015 © Steffen Ramsaier - Flickr - CC

"Allegro n’est ni un projet conjoncturel ni une réaction à des résultats", a insisté le 28 août Pierre Pringuet, le directeur général du groupe Pernod Ricard, lors de la présentation de résultats annuels très contrastés. Déjà évoqué dans nos colonnes en juin, ce plan qui permettra d’économiser 150 millions d’euros par an, a enfin été dévoilé en détail.

"Ce projet est structurel. Il vise à améliorer notre efficacité opérationnelle et à maximiser notre potentiel de croissance", a affirmé Pierre Pringuet. En cours de déploiement depuis le début de l’année, il est organisé autour de trois principes : prioriser et concentrer les efforts, simplifier les structures et les processus et mutualiser les ressources et les expertises.

Priorité aux plates-formes digitales

En clair, certains services vont être regroupés, comme les fonctions supports (finances, administration des ventes et ressources humaines) de Pernod SA et Ricard SA en France, sur un site unique à Marseille (Bouches-du-Rhône). Des hubs régionaux vont être créés en Asie, à Hong Kong et Singapour, tandis que la priorité sera donnée au déploiement de plates-formes digitales collaboratives transversales. Autre mesure, cette fois symbolique, la strate de directeur général adjoint sera supprimée en 2015, avec le départ à la retraite de Pierre Pringuet et de Thierry Billot, actuel directeur général adjoint en charge des marques. "Tous les directeurs du comité exécutif seront directement rattachés à Alexandre Ricard", a précisé Pierre Pringuet.

Des négociations jusqu’en novembre en France

Au total, 900 postes sont supprimés dans le monde, principalement en Thaïlande et au Venezuela et une centaine en France. Le siège de Pernod à Créteil (Val-de-Marne) va perdre 130 emplois au profit du siège de Ricard à Marseille qui "va voir croître ses effectifs de 60 personnes", selon Pierre Pringuet, après les négociations avec les partenaires sociaux qui devraient s’achever en novembre. En revanche, le plan épargne l’outil industriel du groupe "qui a déjà été rationalisé en France", a souligné l’actuel directeur général du groupe. 

Un coût de 180 millions d’euros

Pas question en revanche de revenir sur la sacrosainte décentralisation du numéro deux mondial des vins et spiritueux. "La holding va se recentrer sur ses fonctions régaliennes (ndlr : juridique, financement, stratégie, fusions-acquisitions, communication) tandis que le principe de sociétés de marques et de marchés sera conservé", a détaillé Pierre Pringuet.

Ce plan, dont le coût de mise en œuvre est estimé à 180 millions d’euros, devrait permettre de dégager 150 millions d’euros d’économies récurrentes par an. Un tiers sera réinvesti dans les marques et l’innovation, affirme Pernod Ricard. Selon Pierre Pringuet ces économies se traduiront par une croissance annuelle des frais généraux et commerciaux ramenée à 1 % par an jusqu’à 2015/16, contre 8 % en moyenne ces trois dernières années.

Pernod Ricard, célèbre pour son pastis Ricard, sa vodka Absolut ou son whisky Ballantine's, emploie près de 19 000 personnes dans le monde dont 2 800 en France. Il possède 96 sites de production dont 15 dans l’Hexagone.

Adrien Cahuzac

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