Economie

Pas d'aides publiques contre le Covid-19 sans baisse du salaire des dirigeants, prévient le gouvernement

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Publié le , mis à jour le 01/04/2020 À 08H15

Le gouvernement ajoute une nouvelle condition pour les entreprises qui souhaiteraient bénéficier des aides publiques contre la crise du Covid-19. La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher a indiqué le 31 mars que les dirigeants de ces entreprises devraient renoncer à 25 % de leur rémunération globale.

Pas d'aides publiques contre le Covid-19 sans baisse du salaire des dirigeants, prévient le gouvernement
La secrétaire d'État française auprès du ministre de l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, a appelé mardi 31 mars les entreprises qui feront appel au soutien financier de l'État à faire preuve d'exemplarité. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier
© BENOIT TESSIER

La secrétaire d'État française auprès du ministre de l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, a appelé mardi 31 mars les entreprises qui feront appel au soutien financier de l'État à faire preuve d'exemplarité en diminuant de 25 % la "rémunération globale" de leurs dirigeants. La baisse d'un quart des rémunérations des dirigeants correspond à une demande de l'Afep (Association française des entreprises privées), qui rassemble les 110 plus grandes entreprises privées françaises, formulée dimanche 29 mars.

Des aides déjà conditionnées au non versement de dividendes

Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, avait déjà prévenu que les entreprises bénéficiaires des aides publiques mises en place pour tenter de limiter l'impact économique de l'épidémie de coronavirus ne devraient pas verser de dividendes, ni procéder à des rachats d'actions. En conséquence, plusieurs entreprises françaises ont annulé leurs dividendes comme Airbus et Safran tandis que d'autres ont renoncé aux aides publiques comme Total et Hermès.

"Il y a un engagement de ne pas verser de dividendes pour les entreprises qui auraient recours aux dispositifs d'État, de ne pas procéder à des rachats d'actions et de diminuer de 25 % la rémunération globale des dirigeants", a déclaré Agnès Pannier-Runacher lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. "Sinon ce sera un remboursement avec des pénalités de retard", a-t-elle prévenu.

Une mesure destinée uniquement aux grandes entreprises ?

La taille des entreprises concernées n'a pas encore été précisée par le gouvernement mais l'Afep avait adressé cette recommandation aux "grandes entreprises". "Le conseil d’administration de l’Afep a décidé à l’unanimité" de"demander aux dirigeants mandataires sociaux qui sont restés à leur poste ou qui sont en télétravail de réduire d’un quart (-25 %) leur rémunération globale qui leur sera versée en 2020 pour la durée où des salariés de leur entreprise seront en chômage partiel", indiquait l'Afep le 29 mars.

"Ces rémunérations non payées seront versées à des actions de solidarité nationale en relation avec le Covid-19", ajoutait l'association.

Avec Reuters (Elizabeth Pineau, édité par Jean-Michel Bélot)

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2 commentaires

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02/04/2020 - 10h06 -

L'exemple venant d'en haut ,on aimerait que cette mesure plafonnement des revenus s'applique aussi aux élus et à leurs proches.
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01/04/2020 - 09h42 -

Faire des lois qui protègent et favorise les emplois dans le pays sans nuire aux échanges indispensables mais forcément limités pour que les dépenses n'absorbent pas les bénéfices,voilà la vraie mesure de l'efficacité politique ! Bravo Agnès !
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