Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Partager le profit, tous d’accord sur le papier mais… des primes aux salariés en forte baisse

,

Publié le

Infographie Sur les quatre dernières années les primes collectives des salariés français liées au bénéfice ou à la performance des sociétés ont fondu comme neige au soleil. Selon le "baromètre du partage du profit" du spécialiste de l’épargne salariale Eres, les sociétés du SBF 120 ont baissé de 13 % le montant moyen distribué via la participation et de 30 % celui lié à  l’intéressement. 

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

 

Les primes de partage du profit sont en baisse. En cause, selon Olivier de Fontenoy, directeur général d’Eres : la conjoncture pas vraiment à la fête, et surtout la hausse du forfait social qui est passé de 8 % à 20 % en 2012 suite à l’arrivée de la nouvelle majorité. Les primes liées au résultat sont effet sensibles à deux facteurs : la conjoncture et la santé de l’entreprise et la fiscalité. "Beaucoup d’entreprises avaient des accords de participation dérogatoires qui bonifiaient les montants. Elles les ont immédiatement dénoncés lorsque le forfait social a été fortement alourdi."

Selon lui dans les entreprises, le coût de 12 % lié à l'alourdissement du forfait social des primes a été partagé à 50-50 entre l’employeur et les salariés. Le seul montant distribué qui progresse est celui de l’abondement dans les plans d’épargne salariale. Là, c’est la montée en charge de dispositif de PERCO qui a joué. 68 % des entreprises du SBF 120 en sont désormais dotées et les deux tiers des entreprises proposent de l’abondement.

10 fois plus de dividendes que de primes aux salariés

Reste que ces facteurs ne préjugent pas de la générosité des entreprises vis-à vis de leur salarié. En comparant les dividendes versés aux actionnaires par rapport aux primes de partage du profit, Eres a constaté une forte dispersion. 16 % des entreprises versent dix fois plus de dividendes que de primes à leurs salariés et 11 % versent des primes alors qu’elles ne versent aucun dividende.

Bien entendu la politique peut être influencée, au-delà de la générosité des employeurs, par la part de résultat réalisé en France ou le mode de financement de la société (la dette demande des intérêts, les marchés ont soif de dividendes). Mais on aimerait bien connaître le nom de cette société miraculeuse qui verse en moyenne 15 000 euros de prime par personne à ses salariés et rien à ces actionnaires !

(Source Eres)

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle