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[Paris Blockchain Summit] Pourquoi il faut normaliser les chaînes de blocs

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Le Paris Blockchain Summit, qui se tient les 31 janvier et 1er février, verra la présentation de travaux de standardisation des chaînes de blocs. Les premières normes seront publiées dans l'année, permettant aux utilisateurs de mieux évaluer ces nouvelles technologies de stockage des données.

[Paris Blockchain Summit] Pourquoi il faut normaliser les chaînes de blocs
De premières normes ISO sur les blockchains seront publiées en 2019.
© Davidstankiewicz - Wikimedia commons

Qu’est-ce qu’une blockchain ? Quelle est son architecture informatique ? Comment faire en sorte qu’elle soit compatible avec d’autres systèmes d’information ? Voilà le type de questions auxquelles doivent répondre des organismes de normalisation issus de 40 pays à travers le monde dont l’Afnor. Leur but est de définir des normes internationales ISO pour les technologies blockchain, qui permettent de stocker et transmettre des informations de manière transparente et sécurisée. L’avancement de leurs travaux, entamés en avril 2017, sera présenté par Sylvain Cariou, dirigeant de la start-up CrystalChain et président du comité blockchain Afnor, jeudi 31 janvier au Paris Blockchain Summit.

De nouvelles blockchains chaque jour

"Beaucoup de blockchains ont vu le jour depuis la création de la blockchain bitcoin il y a dix ans", décrit Sylvain Cariou. Difficile d’évaluer le nombre de blockchains existantes, mais Sylvain Cariou estime que de nouvelles sont créées chaque jour. "Il faut définir des normes pour éviter que tout le monde se réclame de la blockchain".

Ce que craignent les acteurs du secteur, c’est aussi de voir un ou deux géants imposer leurs standards aux autres. Comme les GAFA l’ont fait pour le web. "Même si la technologie continue d’évoluer, il est nécessaire de définir des standards maintenant pour éviter qu’un acteur impose sa vision des choses."

Grille de lecture

Le but du travail de normalisation n’est pas de "juger si une blockchain est bonne ou mauvaise", insiste Sylvain Cariou. "Mais de décrire ce qu’est une technologie blockchain pour donner une grille de lecture aux utilisateurs." Un utilisateur devrait, en se référant aux normes, être capable de répondre aux questions suivantes : "Puis-je peux faire confiance aux informations inscrites sur cette blockchain ? Si j’enregistre une information puis-je la relire ? Si la technologie évolue, ai-je mon mot à dire ? Est-ce que cette blockchain est interopérable ?"

La plupart des quinze participants au comité de l’Afnor sont des dirigeants de start-up de la blockchain, mais aussi des utilisateurs comme la Banque Postale. "Peu d’industriels sont impliqués", regrette Sylvain Cariou. "Pourtant il serait important qu’ils donnent leur avis sur ces questions, car les applications de la blockchain les concernent aussi". Des industriels ont en effet déjà lancé des expérimentation autour de la technologie, dont Daher pour le suivi des pièces d’un avion et Bosch pour enregistrer des données récoltées par des objets connectés.

Terminologie et architecture

Courant 2019, de premières normes ISO seront publiées sur la terminologie – la technologie compte un certain nombre de termes comme "mineur" et "nœud" sur lesquels les entreprises du secteur doivent se mettre d’accord - et sur l’architecture informatique type d’une blockchain. D’autres normes suivront sur les algorithmes de consensus - la manière dont les acteurs d’une blockchain se mettent d’accord pour valider une transaction -, l’interopérabilité et la gouvernance.

Sur les algorithmes de consensus, les normes devront définir un moyen de pouvoir évaluer leur consommation énergétique, leur rapidité et leur niveau de sécurité. Côté gouvernance, la difficulté sera de définir comment le pouvoir est partagé entre membre d’une même blockchain. "Généralement, une base de données est gérée par une seule ou deux personnes au sein d’une entreprise. Dans le cas de la blockchain, la gouvernance est plus complexe car elle est partagée entre plusieurs acteurs. Il faut une norme pour définir qui est responsable lorsque le règlement général sur la protection des données (RGPD) est violé par exemple."

Standards du web

Dans une certaine mesure, ce travail de normalisation s’apparente à la standardisation du web, mise en place il y a vingt-cinq ans. A la différence que "les standards du web ont été adoptés relativement vite. Dans le cas de la blockchain, la normalisation est plus longue, car de nombreuses blockchains qui ont chacune leurs spécificités ont déjà été lancées."

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