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« Paradise Papers » du paradis fiscal à l'enfer médiatique

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« Paradise Papers » du paradis fiscal à l'enfer médiatique
Dassault Aviation est mis en cause pour une fraude à la TVA sur les jets privés.

Nombre de groupes et de dirigeants industriels sont cités dans les « Paradise Papers », ces 13,5 millions de documents issus des cabinets d’avocats Appleby aux Bermudes, Asiaciti Trust à Singapour et des registres des sociétés de 19 paradis fiscaux transmis par une source anonyme au quotidien allemand « Süddeutsche Zeitung ». Plusieurs groupes français apparaissent dans les enquêtes du Consortium international des journalistes d’investigation.

Le groupe pétrolier Total, qui a utilisé jusqu’en 2015 des filiales aux Bermudes pour abriter les revenus d’activités aux Émirats arabes unis, affirme que l’optimisation fiscale via des paradis fiscaux, c’est de l’histoire ancienne. Selon son PDG, Patrick ­Pouyanné, ces sociétés « constituées sous une législation non française afin d’éviter le risque de change » n’ont permis aucune optimisation fiscale. Il se dit prêt à les transférer en France « demain matin, si le gouvernement français autorise les comptes en dollars ». Engie, épinglé dans un article du « Monde » pour avoir, au temps de GDF Suez, limité sa facture fiscale en rapatriant d’Australie 1 milliard de dollars entre le 19 et le 25 juin 2012, affirme avoir « parfaitement respecté la législation fiscale tant en Australie qu’au Royaume-Uni » et n’avoir « bénéficié d’aucun avantage fiscal illégal. » Bernard Arnault, le dirigeant de LVMH, n’a pas apprécié la divulgation par « Le Monde » de son recours « à au moins huit cabinets de conseil pour localiser ses actifs dans six paradis fiscaux », parmi lesquels une propriété dans la banlieue de Londres et le yacht « Symphony », détenu par LVMH via une société maltaise et naviguant sous le pavillon des îles Caïmans.

Sont également cités Dassault Aviation pour un système de fraude à la TVA passant par l’île de Man pour les acheteurs de ses jets ; Xavier Niel pour la détention de 50 % du « Phocéa », l’ancien yacht de Bernard Tapie, via une société maltaise ; le designer Philippe Starck pour un montage immobilier au Brésil et en Argentine via les îles Caïmans… Hors de nos frontières, on retiendra l’implication des sociétés de négoce de matières premières Louis Dreyfus, Glencore et April, la faille fiscale entre les Pays-Bas et les États-Unis qui allège l’ardoise de Nike, Procter & Gamble et Uber, ainsi que, dans la tech, la faible imposition d’Apple et les révélations sur les financements russes de Twitter et Facebook

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