Où en est SeaBubbles, la start-up française pionnière du transport fluvial écologique ?

En 2017, L'Usine Nouvelle vous faisait découvrir Bubble, cette navette fluviale volante conçue par la start-up française SeaBubbles. Encore au stade prototype il y a trois ans, le modèle a évolué et débute sa commercialisation.

Partager

Où en est SeaBubbles, la start-up française pionnière du transport fluvial écologique ?
La navette Bubble a commencé sa commercialisation.

Janvier 2016, l'ancien équipier du navigateur Eric Tabarly, Alain Thébault, veut se rendre utile pour la planète et fonde SeaBubbles. Son idée ? Créer un moyen de transport alternatif et aussi efficace que la voiture, et qui permettrait à ses utilisateurs d’éviter les embouteillages de la ville. La Bubble se veut sans impact sur l’environnement, un moyen de locomotion totalement électrique, non polluant, sans bruit et sans vague. Bonne nouvelle, l'entreprise a récemment a implanté son centre de recherche à Annecy, en Haute-Savoie.

La Bubble de 2020

La première Sea Bubble n’était pas adaptée pour la ville de Paris (Ile-de-France). En effet, prévue pour naviguer à 50 km/h, elle était donc bien au-dessus des 12 km/h autorisés pour la circulation fluviale de Paris. Le prototype, testé en 2017 par la capitale, manquait de stabilité avec des difficultés de régulation de la vitesse.

La nouvelle Bubble présentée par la start-up en 2019 est dorénavant conçue pour pouvoir circuler sous la limite autorisée grâce à un meilleur contrôle apporté par son système "Fly by wire". Ce dernier permet avec un ordinateur de calculer la hauteur et de contrôler l’angle d’assiette et le roulis (balancement du bateau) afin de régler les flaps (les volets présent sur les ailes d’un avion) et ainsi assurer une stabilité dite optimale.

(Crédit photo: SeaBubbles)

Alliance entre l’automobile, l’aéronautique et le naval, la Bubble vole au dessus de l’eau à partir de 7 nœuds, grâce à un système de propulsion hydraulique combiné aux foils. Ses ailes issues de l’hydroptère permettent grâce à leurs déplacements dans l’eau de porter la Bubble jusqu’à 40 cm au dessus de la surface, rendant possible la navigation en mer avec des vagues qui ne dépassent pas cette hauteur. La coque de la Bubble est en fibre de carbone, pour gagner en légèreté et solidité.

Des tests en cours aux Etats-Unis

D'ici cinq ans, la start-up ambitionne d'être présente dans 50 villes, via la commercialisation de ses Bubbles à travers le monde. Alors que des tests sont en cours aux Etats-Unis (voir la vidéo ci-dessous), des contrats auraient déjà été signés en France et en Suisse. En mai 2020, le Conseil régional d'Auvergne Rhône-Alpes en a ainsi commandé un, selon le magazine spécialisé Bus&Car Connexion. "La région Auvergne-Rhône-Alpes a, pour l’instant versé un acompte de 5 000 euros à la startup Sea Bubbles. Le montant total de l’investissement de 250 000 euros sera acquitté à la livraison. Laquelle ne devrait pas intervenir avant plusieurs mois. En effet, si la technologie est désormais calée, il reste à organiser la production." Aucune date de livraison ne serait encore avancée.

L'ambition de la start-up, dans les villes où elle s'implantera, est aussi de disposer de quais spécifiques pour recharger ses navettes et faciliter l’accès des passagers. Ces docks seraient autonomes : ils produiraient de l’énergie grâce à des tuiles solaire, des générateurs sous-marins et des éoliennes. Et permettraient d’entretenir les Bubbles grâce à un système de levage breveté déjà existant, selon l'entreprise.

Parmi ses ambitions, Alain Thiébault souhaite également utiliser des moteurs à hydrogène visant à remplacer les batteries en lithium. Et développer différentes gammes de Bubbles, pour en créer des plus grandes, comme le Flybus.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Innovation
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

Formation

Manager de l'environnement de travail

Paris - 16 mars 2021

Services Généraux

Maîtriser les aspects de sécurité au travail de votre fonction

Trophée

TROPHÉES DES USINES 2021

Live et replay - 27 mai 2021

Gestion industrielle et Production

Déposez votre dossier avant le 5 février pour concourir aux trophées des usines 2021

Formation

Espace de travail et bien-être des salariés

Paris - 01 juin 2021

Services Généraux

Optimiser l’aménagement du bureau

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE
ARTICLES LES PLUS LUS