Orcas, l'imprimante 3D qui veut accompagner l’essor de l’économie circulaire

A Toulouse, un ingénieur mécatronicien et son équipe développent une imprimante 3D modulable et fonctionnant à partir de matériaux recyclés, sous forme de granulats.

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Orcas, l'imprimante 3D qui veut accompagner l’essor de l’économie circulaire

Développer une imprimante 3D ouverte et fonctionnant à partir de granulats recyclés (sans filaments), c'est l’objectif de l’équipe d’Orcas (Open Robotic Cross Architecture System), une start-up toulousaine (Haute-Garonne).

"L’impression 3D est une superposition de couches de matériaux, qu’il faut soutenir. Aujourd’hui, les supports utilisés lors de la phase de fabrication représentent environ 30% des bobines de filament… et ils partent à la poubelle ! Il n’y a pas de solution largement déployée pour réutiliser les chutes de l’impression 3D et utiliser d’autres plastiques recyclés, constate le porteur du projet, Kévin Hové. L'impact environnemental est important, les objets ne sont pas toujours destinés à durer dans le temps, et le coût du kilo de plastique vierge oscille entre 20 et 60 euros."

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"Pour contourner cette problématique, nous souhaitons donc mettre au point une technologie qui permettra la réutilisation de ces plastiques recyclés. Pour cela, nous nous sommes rapprochés d’un industriel du recyclage, dont on espère qu’il nous suive très prochainement", explique cet ingénieur mécatronicien de 29 ans, actuellement salarié d’une start-up spécialisée dans l’exploitation de la spiruline. Il travaille sur le projet depuis un an et demi. "Ce qui marche très bien, ce sont les bouteilles de lait recyclées, les makers les nettoient, les broient et les impriment, même s’ils sont très peu nombreux !", s’amuse-t-il.

La conception de la machine, actuellement à l’état de prototype, doit permettre de proposer une alternative aux matériaux habituellement employés dans l’impression 3D. "Les marques les plus connues n’acceptent que certains types de matériaux, en bobines de filament, et non en granulats. Certaines températures de fusion doivent aussi être respectées. Nous souhaitons développer une buse de nouvelle génération. L’imprimante doit être la plus ouverte possible, aussi bien sur le plan des matériaux que sur l’aspect reconfigurable de la machine (plus haute, plus large…) en permettant de changer la tête d’extrusion", ajoute Kévin Hové.

Recherche de financements

Pour développer son idée et son réseau, il s’est appuyé sur le fablab Artilect, situé à Toulouse, qui a organisé en mars 2015 le concours Hack the factory, axé sur "l’usine de demain". "Nous souhaitions, avec le président du fablab, Nicolas Lassabe, rendre les usines plus agiles. Nous avons remporté ce concours avec notre projet de robotique modulaire", indique-t-il. "Il s’agit de mettre à disposition des industriels, et plus spécifiquement des start-up des modules qui leur permettent de configurer leur outil de production en kit, un peu à la manière de Lego", expliquait alors Nicolas Lassabe à L’Usine Digitale. Ce principe de modularité s’applique toujours à l’imprimante 3D souhaitée in fine.

Afin de poursuivre le projet, l’équipe d’Orcas chiffre le besoin de financement à 30 000 euros au minimum, et vise la somme de 50 000 euros. "C’est le seul verrou que nous ayons pour lancer notre start-up et le développement de la machine. On pourra diffuser la machine dans la communauté des fablab. On a déjà bâti une stratégie commerciale", précise Kévin Hové. A plus long terme, l’idée est de toucher le grand public avec une plate-forme mettant en relation des acheteurs et des producteurs d’objets imprimés en 3D.

Franck Stassi

1 Commentaire

Orcas, l'imprimante 3D qui veut accompagner l’essor de l’économie circulaire

nathalie
25/07/2016 10h:21

Que vient faire la spiruline dans ce sujet?

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1 Commentaire

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