Opération vérité chez Areva

Dans une véritable opération vérité, la direction d’Areva a décidé de passer tous ces comptes à la paille de fer pour assumer la crise qui frappe l’entreprise. Le constat est fait, mais les actions à mener pour redresser la barre restent encore floues. Problème, Areva n’a pas le temps d’attendre pour se remettre en posture de conquérir des marchés.

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Opération vérité chez Areva

L’après-Fukushima, l’achat à prix d’or des actifs miniers d’Uramin pour rien ou presque, une incapacité à livrer un réacteur nucléaire en temps et en heure... Les déboires d’Areva se sont accumulés en même temps que ses pertes qui ont culminé l’an dernier à 4,8 milliards d’euros. Au point que l’avenir de l’ex-champion français du nucléaire semble désormais bien compromis. Ses nouveaux dirigeants veulent recentrer l’entreprise sur son cœur de métier nucléaire. L’activité dans l’éolien offshore devrait être ainsi confiée à la coentreprise montée avec l’espagnol Gamesa. Pour le gouvernement, le salut d’Areva passe par des coopérations accrues voire un rapprochement avec EDF.

Ce serait heureux si les deux groupes, qui se sont entredéchirés pendant des années, donnaient enfin naissance à la "dream team" française du nucléaire. Le gouvernement parviendra-t-il à convaincre EDF de mettre la main à la poche pour renflouer Areva ? L’endettement financier net de l’électricien atteignait, fin 2014, 34,2 milliards d’euros... Le rapprochement entre les deux groupes passera plus volontiers par des coopérations sur les produits, à commencer par la refonte du design de l’EPR, difficile à construire et à vendre. Le basic design d’un nouveau modèle de ce réacteur de troisième génération est attendu dès cette année.

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Areva ne sera pas pour autant tiré d’affaire. L’entreprise doit se préparer à la relance du programme nucléaire français promis par la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, pour faire face au vieillissement du parc tricolore. Et il lui faut repartir à l’offensive à l’international, notamment en Chine. Sous peine de disparaître, Areva ne doit pas rater les commandes chinoises et des pays producteurs de pétrole désireux de s’appuyer sur l’atome pour gérer l’après or noir. Mais la concurrence est de plus en plus féroce.

Ludovic Dupin

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