"On s’en fout du Medef", s’emballe Pierre Gattaz

Le président du Medef salue les avancées souhaitées par le gouvernement dans les projets de loi Macron et sur le dialogue social, mais critique les emballements "politiciens" que ces textes suscitent à droite comme à gauche.

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Valls et Gattaz à l'Université d'été du Medef (2014)

"Le Medef ne fait pas de politique !" a martelé à plusieurs reprises le président du Medef lors de sa conférence de presse mensuelle. Pierre Gattaz l’affirme : son organisation soutient les lois présentées par un gouvernement de gauche, si elles améliorent la situation des entreprises. Et il appelle les hommes politiques de droite à faire pareil, regrettant que le parti Les Républicains envisage de saisir le Conseil constitutionnel sur la future loi Macron. "C’est dommage, il faut être capable de voter ce qui va dans le bon sens. (Cette loi) est une aurore ! Un petit lever de soleil… "

L’utilisation par le premier ministre de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le texte par l’Assemblée nationale sans débat supplémentaire est "un bon choix", selon lui, parce qu’on a assez tardé. Mais il aurait préféré "un débat serein sur les contraintes pesant sur les entreprises, sans en faire un sujet de politique politicienne". Et le patron des patrons de s’emballer : "parler d’un cadeau au Medef, c’est le délire ! (…) On s’en fout du Medef !" Ce qui compte, martèle-t-il, c’est que la croissance ne reparte pas sans créer d’emploi.

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S’il soutient l’emploi de l’article 49.3 pour le vote de la loi Macron, Pierre Gattaz reste prudent : c’est un bon choix, "s’il permet d’accélérer dans la bonne direction". Or le contenu de la loi peut encore évoluer dans la journée, en fonction des amendements que retiendra ou non l’exécutif. "Le gouvernement fait de belles annonces, mais sa majorité s’empresse de les défaire", a regretté Pierre Gattaz, citant de nombreuses mesures ajoutées par les députés à la loi sur le dialogue social. Parmi elles, l’abaissement de 5000 à 1000 salariés du seuil à partir duquel les conseils d’administration devront accueillir des administrateurs salariés. "Un très mauvais signal, une mesure très idéologique… " Mais après avoir vanté les bienfaits du dialogue social dans les ETI, il est bien obligé de modérer sa critique : "Il faudra peut-être le faire un jour, je ne suis pas contre, mais pas en juin 2015".

Cécile Maillard

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